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UGTA - A l’occasion du 13e congrès de la centrale syndicale

Abdelmadjid Sidi Saïd se retire

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Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de la centrale syndicale depuis 22 ans, s’est retiré hier du secrétariat général de l’UGTA.

En effet, depuis hier, Sidi Saïd n’est officiellement plus responsable de l’UGTA. Il a confirmé son retrait dans un discours inaugural prononcé lors de l’ouverture des travaux du 13e congrès de l’UGTA, qui s’est tenu dans la salle «Abdelatif Rahal» du Palais des Congrès, à Alger.

Dans une allocution laconique, prononcée en langue française, Abdelmadjid Sidi Saïd a mis fin à un suspense qui a duré plusieurs mois, en affirmant : «Je déclare officiellement que je ne me porterai pas candidat au poste de secrétaire général de l’UGTA».

A peine cette phrase prononcée, un tonnerre d’applaudissements a fusé de la salle où il y avait près d’un millier de congressistes venus des quatre coins du pays, pour assister à ces assises placées sous le slogan «Justice sociale, paix et solidarité».

Pour rappel, l’objectif principal de ce congrès consiste en l’élection d’une nouvelle direction nationale de l’UGTA et d’un nouveau SG qui succèdera, donc, à Sidi Saïd qui quitte le pilotage du navire UGTA après 22 ans de règne.

Lors de son intervention d’hier, Sidi Saïd a mis en avant la nécessité de l’union de tous les syndicalistes et des travailleurs autour d’un seul objectif : la préservation de la stabilité et la consécration de l’équité et la justice sociale. Le désormais ex-secrétaire général de la centrale syndicale de l’UGTA a également insisté sur le «devoir» d’organiser les énergies en luttant pour l’équité et le progrès. Sidi Saïd a, en outre, ajouté que tous les travailleurs ont leur place dans les rangs de l’UGTA, qu’ils doivent préserver avec cette nouvelle ère qui serait, pour lui, celle de «la conviction et de la confiance, un socle pour l’action syndicale solidaire, la justice sociale et l’équité (…)».

Bien qu’il ait été l’une des cibles du «Hirak», en cours depuis le 22 février dernier, Sidi Saïd n’a pas manqué de saluer ce mouvement citoyen, dont les actions sont, selon lui, «imprégnées de patriotisme et de civisme». Le désormais ex-secrétaire général de l’UGTA a même qualifié de «légitimes» les revendications des manifestants !

Par son départ, il a entendu vouloir initier un processus de changement. Cependant, son retrait devenait inévitable face à la fronde interne qui secouait les rangs de l’UGTA. Des dizaines d’actions de protestation (marches et sit-in) avaient eu lieu à Alger et dans plusieurs autres wilayas, dont Tizi-Ouzou, pour exiger le départ de Sidi Saïd, dont le mandat à la tête de l’UGTA était encore valide jusqu’au 10 janvier prochain.

Ainsi, le «Hirak» et ses exigences ont précipité la chute de l’un des hommes forts de l’ancien régime.
A Mohellebi.