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Point d'ordre

Celui qui dit oui et celui qui dit non

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Par S. Ait Hamouda

Bouteflika est rentré de Genève, avant-hier. Aussitôt arrivé, Ouyahia lui remet sa démission, qu’il accepte et nomme pour le remplacer Noureddine Bedoui avec Ramtane Lamamra comme adjoint, reçoit le vice-ministre de la Défense Gaid Salah, qui lui a fait un rapport sur la situation sécuritaire dans le pays et aux frontières, et rédige un message au peuple algérien.

Ce message de six pages comprend, entre autres, la décision de ne pas briguer un cinquième mandat, la désignation d’un gouvernement technocratique de transition, et annonce la conférence inclusive, qui devait être préparée après le déroulement du scrutin, pour tout de suite jusqu’à la fin de l’année. Cette conférence, qui aura toutes les prérogatives, notamment pour revoir la constitution de fond en comble, sera présidée par Lakhdar Brahimi.

Une conférence inclusive, parce que toutes les sensibilités qui composent le tissu politique, économique et social du pays y seront représentées. Elle aura jusqu’à la fin de l’année pour finir ses travaux. Le rôle du Président sera mué en chef de l’Etat. Il y a des citoyens qui l’ont acceptée de bonne grâce, d’autres la rejettent et prévoient une marche, vendredi prochain, pour demander le départ de tout le personnel du sérail.

Une deuxième République ne peut être composée par le pouvoir, mais par le peuple qui la réclame à hue et à dia. Cela veut dire que la société veut un changement radical, dans la stabilité, la paix et la cohésion sociale qui vont assurer, comme par le passé, un pays stable et serein. L’Algérie a tout d’une nation qui sait gérer son devenir dans le calme en pensant à son avenir, non pas comme le souhaitent ses adversaires, et elle en a, qui ne cherchent qu’à semer la zizanie entre les Algériens.

L’Algérie n’est ni la Syrie, ni la Libye, ni le Yémen, c’est un pays fort de son peuple, de sa jeunesse, de ses femmes qui sauront la préserver de toutes les aventures et de toutes les mésaventures. S’il y a un vœu que toute la population souhaite concrétiser, c’est de passer le témoin, paisiblement, aux nouvelles générations.

S. A. H.