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BÉJAÏA - Journée internationale des droits des femmes

Des femmes en sit-in à la place Gueydon

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La Journée internationale des droits des femmes a été célébrée cette année de la plus belle des manières dans la wilaya de Béjaïa. Au-delà des cérémonies festives, des femmes syndicalistes, enseignantes ou cadres s’engagent et militent désormais pour arracher leurs droits.

Hier, des dizaines de femmes, de divers horizons, se sont rassemblées au niveau de la place du 1er Novembre (ex-place Gueydon) pour, explique-t-on, «dire et réclamer notre existence entière, dénoncer, revendiquer, résister, vivre et exister dignement».

Regroupées au sein du «Collectif des femmes plurielles», ces femmes, par leur action, entendaient mettre à profit cette Journée internationale pour en faire, souligne l’une d’entre elle, «une journée de mobilisation pour la citoyenneté, pour l’égalité des sexes, pour la justice sociale et pour l’autonomie des femmes».

«Le combat de la femme passe par la mobilisation de toutes les femmes éprises de leur liberté, de leur dignité. Nous, femmes-syndicalistes de Béjaïa, femmes plurielles et femmes citoyennes, nous nous rassemblons, nous nous unissons, nous fédérons nos volontés et nos énergies saines pour poursuivre le combat des premières militantes pour la Liberté», lit-on dans une déclaration signée par le Collectif des femmes plurielles et rendue publique dernièrement.

Les rédactrices de ce document précisant que le combat pour l’émancipation de la femme «s’inscrit dans la lutte collective d’affranchissement de toutes les formes d’oppression, de domination et d’asservissement». Dans le même document, le Collectif fait observer : «Les femmes sont les premières victimes des crises et de toutes les convulsions qui secouent le pays.

Nous dénonçons l’islamisme forcené qui gangrène l’école et la société, la prégnance de la misogynie, le sexisme, le poids des codes sociétaux, les violences de toutes les formes, les violences machistes et la domination de la pensée idéologique, régressive, despotique et attachée aux valeurs vénales (…)».

À quelques pas de place Gueydon, soit dans les locaux de la cinémathèque de Béjaïa, l’APC de Béjaïa a tenu à rendre hommage à la défunte militante féministe Nabila Djahnine, assassinée le 15 février 1995 par des terroristes dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

F. A. B.