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Tigzirt

En solidarité avec les détenus d’opinion

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Comme chaque jeudi depuis plusieurs semaines déjà, une marche pacifique a été organisée dans la ville côtière de Tigzirt pour demander la libération des manifestants ayant été incarcérés pour avoir porté l’étendard amazigh. Les manifestants ont particulièrement brandi plusieurs banderoles pour exiger la libération d’Amar Acherfouche, résidant dans la région de Tigzirt. Ce dernier avait, pour rappel, été mis en prison, au début du mois de juillet passé, lors d’une marche de vendredi, à Alger, alors qu’il brandissait le drapeau amazigh.

A signaler qu’au cours de cette marche, des citoyennes et citoyens de différents âges, des élus, des députés à l’Assemblée populaire nationale, ainsi que des élus aux différentes mairies de la région, comme Tigzirt, Mizrana et Iflissen, ont tous marqué de leur présence la marche de jeudi dernier à Tigzirt. Ils ont d’abord commencé par se rassembler devant la salle de cinéma «Mizrana», au centre-ville, par dizaines puis par centaines. Après, la marche a démarré vers le tribunal de Tigzirt situé sur la route du village Cheurfa, à la sortie nord-est de la ville. Un rassemblement a été alors observé devant le tribunal, où plusieurs personnalités ont pris la parole pour dénoncer l’arrestation du manifestant Amar Acherfouche et des dizaines d’autres jeunes filles et jeunes hommes mis en prison pour les mêmes raisons, dont Samira Messouci, élue à l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Il faut savoir que les différents intervenants ont tenu à rappeler que les manifestants en question n’ont jamais porté atteinte aux symboles de l’État algérien ni au drapeau national et n’ont fait que réaffirmer leur attachement à leur langue et culture amazighes, en brandissant le drapeau amazigh. Dans le même sillage, les différents intervenants ont, en outre, exigé la libération de l’ensemble des détenus d’opinion. Une fois les prises de paroles terminées, toutes les manifestantes et les manifestants se sont dispersés dans le calme, tout en se donnant rendez-vous pour jeudi prochain, au cas où Amar Acherfouche et ses codétenus ne seront pas libérés.
Aomar M.