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Seddouk

Grève illimitée à la briqueterie de l’APMC

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Les travailleurs de la briqueterie d’Akhenak, dans la commune de Seddouk, filiale de l’Algérienne des produits de matériaux de construction (APMC/ex-SOMACOB), sont entrés en grève illimitée depuis mercredi dernier, soit à trois jours de la fête d’Aïd El Adha, pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaires.

En effet, cela fait trois mois que ces ouvriers n’ont pas perçu de mensualité, alors qu’ils devaient faire face aux dépenses liées à la fête musulmane du sacrifice et bientôt encore à celles, aussi faramineuses, de la rentrée scolaire. «Nous sommes sans salaire depuis trois mois. Cette situation se répète chaque année, notamment à la veille des fêtes religieuses. Nous demandons l’intervention de la direction générale de notre groupe pour remédier à ce problème et procéder au versement de nos salaires impayés», a déclaré un représentant syndical de ces travailleurs, en nombre de 115 et dont la plupart sont des pères de famille.

Spécialisée dans la fabrication de briques, cette unité fait face à des difficultés financières faute de marchés. «Nous n’avons fabriqué aucune brique depuis trois mois», a déploré le même syndicaliste. Pourtant, cette unité publique industrielle a été rénovée et remise en exploitation en juillet 2017, après une importante aide financière octroyée par l’Etat. Au total, l’APMC (ex-SOMACOB) détient sept unités de production implantées à travers le territoire de la wilaya de Béjaïa.

Réagissant au mouvement de grève de ces travailleurs, le responsable du pôle administratif, qui chapeaute ces sept unités, se déclare impuissant devant cette situation : «Nous allons jouer la carte de la solidarité entre les autres unités pour venir en aide provisoirement à ces travailleurs, à condition qu’ils s’engagent à rembourser l’argent qui leur sera collecté», a-t-il affirmé.

En outre, ce même responsable a informé que la direction générale du groupe APMC, dont le siège se trouve à Alger, étudie la possibilité de contracter un crédit bancaire pour verser les salaires de ces travailleurs. Pour rappel, l’année dernière, les travailleurs de cette même unité et ceux de l’unité de Remila ont observé un mouvement de grève pour le même motif.
B. S.