Accueil Évènement Imbroglio à la section d’Akbou

FFS - Renouvellement des instances locales

Imbroglio à la section d’Akbou

203

La crise que vit ces jours-ci le FFS, au niveau de sa Direction nationale, n’est apparemment pas sans incidence sur les sections locales du parti.

Le premier responsable de la section du FFS à Akbou, M. Saker Mustapha, a ainsi dénoncé «des coups bas» visant, en premier lieu, sa destitution. Une accusation faite suite à l’installation «tumultueuse», récemment, selon lui, de la CAS (Commission administrative de la section) à Akbou.

Une démarche organique du parti qui a été faite, d’après ses dires, «sans la présence d’un membre fédéral et un autre du Conseil national et sans «avoir avisé» le premier secrétariat local. Par conséquent, «l’Assemblée préparatoire pour l’élection du prochain nouveau bureau est faite d’une manière contraire au règlement intérieur du parti», soulignera-t-il.

Élu et membre de l’exécutif, au niveau de l’APC d’Akbou, le responsable local du plus vieux parti de l’opposition s’attaque ouvertement à Brahim Meziani, ex-sénateur et membre de l’instance présidentielle du parti, qu’il accuse d’être l’instigateur de «ce coup de force». Et M. Saker de poursuivre : «L’objectif est d’imposer un nouveau premier secrétaire à la tête de cette section. Pour y arriver, ils ont fait appel à des éléments méconnus et intrus dans le parti. Ces gens-là, (…), veulent une section familiale répondant parfaitement aux exigences malsaines d’un clan précis.»

Par ailleurs, notre interlocuteur insiste sur le fait que la section d’Akbou «demeure la seule qui ne s’est pas s’exprimée sur la crise que vit la Direction nationale». «Qu’ils laissent la base tranquille ! Pourquoi veulent-ils nous impliquer dans leur conflit avec la complicité de Bachir Bouhrou, en tant que responsable fédéral», s’insurge M. Saker.

En se voyant écarté de la Commission, l’ex-élu de Hassi Messaoud ne reconnaît plus ses membres «désignés», selon lui, en l’absence des membres du Conseil fédéral et du premier secrétaire de la section.

Brahim Meziani s’explique

Contacté par nos soins, M. Meziani réfute catégoriquement ces allégations. «La CAS s’est déroulée, selon les articles 93 et 94 du règlement intérieur du parti. Il n’y a eu aucune entorse à la loi organique», dira-t-il.

Le renouvellement de la section d’Akbou est une procédure, selon M. Meziani, ordinaire et élémentaire dans le parti. Elle est même, ajoute-t-il, placée sous l’égide du secrétariat national. «La section d’Akbou est parmi les dernières sections au niveau de la willaya concernées par l’élection d’un nouveau bureau», précisera-t-il.

Les mouvements effectués au niveau des sections locales du parti vont aboutir, précise-t-on, à la préparation du Congrès national ordinaire, qui se tiendra vers la fin de l’année. Brahim Meziani accuse, à son tour M. Saker, d’avoir abandonné, depuis 2017, cette section. «Elle a été même fermée aux militants», dénonce-t-il.

Contrairement à ce qu’avait avancé M. Saker, aucune section, selon le membre du présidium du FFS, «ne s’est prononcée» sur la crise interne qui secoue le parti, au niveau de la direction. Installé en 2015, à la tête de la section d’Akbou, pour un mandat de deux années, la réélection du bureau n’a pas eu lieu pour les différentes raisons évoquées par les deux parties.
Menad Chalal