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Bouira

Imposant rassemblement devant la DE

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Les enseignants du cycle primaire ne décolèrent plus. En effet, ces derniers ont observé durant la journée d’hier un mouvement de grève qui a paralysé un bon nombre d’écoles primaires de la wilaya de Bouira et ce, en plus d’un rassemblement de protestation tenu au niveau du siège de la Direction de l’éducation de Bouira. Comme lors de la protestation de la semaine écoulée, ces enseignants ont soulevé une plateforme de revendications de plus de 20 points, où ils réclament l’amélioration de leurs conditions de travail, la baisse de la charge du travail ainsi que la refondation du système de gestion des établissements scolaires du primaire. «Pour la dignité de l’enseignant», «Non à l’injustice et à l’arbitraire», «Pour l’unification des statuts et des échelons», sont certains des slogans scandés par les protestataires qui ont tenu un sit-in à l’intérieur même du siège de la Direction de l’éducation.

Ces enseignants ont insisté, par ailleurs, sur l’application d’un décret présidentiel publié en 2014 dans le journal officiel, portant sur la promotion de l’ensemble des enseignants du primaire vers la catégorie 12. Un décret qui n’a toujours pas été appliqué, selon les protestataires qui ont qualifié ce retard de ‘’marginalisation et de hogra’’. Les protestataires n’ont pas hésité aussi à tirer à boulets rouges sur la gestion des collectivités locales au même titre que les syndicats de ce secteur : «Personne ne se soucie des conditions dans lesquelles travaillent les enseignants du cycle primaire, surtout ceux affectés dans les zones éloignées et isolées. Ici à Bouira, par exemple, nous souffrons d’un manque grave de moyens pédagogiques et même de moyens de transport.

Nous assurons nos missions pédagogiques dans des conditions lamentables, ni restauration ni encore un hébergement. Nous avons marre de cette situation mais aussi de la gestion des autorités locales qui ne donnent aucune importance aux écoles primaires. Les syndicats du secteur nous aussi oubliés et aucun d’entre eux ne parle de nos problèmes!» nous a déclaré un enseignant qui ajoute que les enseignants de ce cycle comptent créer un syndicat propre à eux dès les prochains mois. D’autres revendications ont été aussi soulevées par ces enseignants à l’image du transfert de la gestion des écoles primaires vers le Ministère de l’éducation nationale, de l’ouverture de nouveaux postes d’emploi pour les matières d’éducation sportive, dessin et musique, ainsi que l’unification des échelons et des catégories avec les enseignants d’autres cycles.

Oussama Khitouche