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BÉJAÏA - Mobilisation antisystème

Imposante marche des travailleurs du SNAPAP

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Suspendue durant la saison estivale, la marche de la classe ouvrière réclamant le départ du système politique en place est reconduite en ce début de rentrée sociale. Hier, plusieurs centaines de travailleurs, affiliés au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) issus de différents secteurs de la fonction publique, ont battu le pavé dans les rues de la wilaya de Béjaïa pour réitérer leur soutien «indéfectible» au mouvement populaire, réclamant un changement politique radical dans le pays.

La marche s’est ébranlée, vers 11h, de la maison de la culture Taos Amrouche en direction du siège de la wilaya, où un sit-in a été organisé. Les manifestants ont scandé, à gorges déployées, les slogans phares au mouvement populaire, né le 22 février dernier. «Dawla madania machi 3askari», «Ulac l’vot ulac», «Pas d’élection avec la issaba (bande)», «Système dégage» ont scandé en chœur les manifestants. «Nous sommes des fonctionnaires du secteur public.

À travers cette marche, nous réclamons le départ de tout le système et de ses élus maffieux. Sans l’aboutissement de cette revendication, la dignité du citoyen algérien ne sera pas recouverte», a déclaré l’un des manifestants. Ces derniers ont réaffirmé, hier encore, leur rejet des élections présidentielles que compte organiser le gouvernement Bedoui. «Les élections que le système veut imposer n’auront pas lieu. Le peuple a déjà exprimé sa voix dans le referendum organisé chaque vendredi, mardi et mercredi pour les travailleurs», tempête un autre manifestant. À noter que cette marche à laquelle a appelé le SNAPAP s’est déroulée dans le calme et aucun incident n’a été enregistré.

Pour rappel, le chef de l’état-major, en déplacement dernièrement à Constantine, a insisté sur l’organisation des élections dans les plus brefs délais, «seule voie salutaire», selon lui, de sortie de la crise politique que vit le pays depuis le 22 février dernier. Pour sa part, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, a affirmé, avant-hier à Alger, que «toutes les prérogatives des autorités publiques (administration) en matière électorale avaient été transférées, en vertu du projet de loi sur les élections, à l’Autorité indépendante en charge des élections».

B. S.