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Si Idir Smaïl N’Bouassem

«La boîte noire de la Wilaya III» racontée dans un documentaire

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Un documentaire relatant la vie du Moudjahid Smail Idir dit «Si Idir Smail N’Bouassem» a été mis en boite récémment. Les moudjahidine le surnommaient «La boîte noire de la Wilaya III». Ce dernier a côtoyé les responsables de cette région. Il était d’ailleurs le responsable du génie militaire.

Idir N Bouassem est né le 1er février 1934, au village Bouassem dans la commune d’Ath Zmenzer. Son père, Si Smail ben Smail si Lmahfoudh était un instituteur dans la zaouïa. Idir avait 11 ans lorsque son père est décédé avec son frère plus âgé que lui de huit ans. Aussi, leur ancêtre Cheikh Arezki Smaïl était dans les rangs des combattants, lors de l’insurrection de 1871. Compagnon de Cheikh Aheddad, il a embrassé la tariqa Rahmania.

A noter que le père d’Idir militait déjà pour l’indépendance dans les années 1930. Quant au moudjahid Idir, il avait commencé avec ses compagnons le militantisme, en sensibilisant la population, en 1951. Son oncle possédait une minoterie, ce qui rendait le contact plus facile et plus large avec la population d’Ath Zmenzer. à signaler que durant la guerre de libération, Si Idir figure parmi les moudjahidine ayant participé aux batailles d’Ibetrounen et d’Ath Ouaneche, entre octobre et novembre 1956. Et en 1957, il a pris part à la bataille de Maâtkas.

Durant ces années, il était chargé de la liaison entre plusieurs villages et abris. De même, il assurait le transport de l’argent, des médicaments et du courrier. Compte tenu de sa mission très sensible, Si Idir Smaïl N’Bouassem côtoyait les chefs de la Wilaya III, dont son responsable, le colonel Mohand Oulhadj. Si idir avait du géni dans la conception des abris, ce qui avait attiré l’admiration de ses supérieurs. Pour cela, le commandant Si Moh Ouali dit «Chiri bibi» comptait beaucoup sur lui. Il le présente alors au colonel Mohand Oulhadj, qui avait besoin de ce genre d’hommes dans son PC à Akfadou.

C’était en 1960. Il gagne rapidement la confiance de ses chefs, dont Mohand Oulhadj qui l’a pris parmi sa garde rapprochée. Beaucoup parmi les moudjahidine l’ayant rencontré et côtoyé dans le maquis disaient de lui qu’il était exemplaire par son courage, son génie et sa probité et loyauté. Si Idir Smaïl décède le 6 mars 2016 et a été enterré dans le cimetière de son village, près de son grand-père Si Lmahfoudh.
Akli N.