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La présidentielle et la loi sur les hydrocarbures au menu

La CSA en conclave aujourd’hui

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La Confédération des syndicats algériens (CSA), qui regroupe douze syndicats autonomes de différents secteurs de la fonction publique (Cnapest, CELA, Unpef, Snapest, SNPSP, SNTE, SNAP, CNII, SNTFP, Satef, CNES, SNVFAP), revient à la charge. La coalition se réunira, aujourd’hui, pour décider d’une position commune en ce qui concerne la nouvelle loi sur les hydrocarbures, adoptée dimanche dernier par le Conseil des ministres. À l’ordre du jour de cette réunion figurent également la situation politique du pays et l’évolution rapide des évènements. Deux points essentiels seront abordés au cours de cette réunion.

Il s’agit, selon le chargé de communication de l’Unpef, Abdelouahab Lamri Zegar, de la position de la CSA par rapport à l’élection présidentielle prévue le 12 décembre et à l’adoption de la loi sur les hydrocarbures. Sur ce dernier point, le président du SATEF, Boualem Amoura a indiqué que la CSA va se réunir aujourd’hui pour décider de commun accord avec des syndicats autonomes d’une position unifiée à l’égard de cette nouvelle loi. «En tant que CSA, nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Il faut une réaction pour se positionner sur ce qui se passe sur la scène politique et de ce que fait le gouvernement», a-t-il souligné. Enonçant la position de réserve du syndicat qu’il président, le SG du SATEF dénonce «l’opacité qui entoure cette loi et le moment choisi pour son adoption».

«Nous ne sommes pas contre pour le plaisir d’être contre, mais nous sommes là pour défendre l’avenir de nos enfants. À travers l’adoption de cette loi, ce sont nos terres qu’ils veulent mettre en concession», a-t-il fait savoir. M. Amoura déplore, par ailleurs, le fait que la loi a été adoptée par un gouvernement «qui a fait appel à des experts étrangers». «Pourquoi faire appel à des étrangers pour élaborer notre loi sur les hydrocarbures, alors que nous avons beaucoup d’experts algériens qualifiés ?», s’est-il interrogé. Pour M. Amoura, la loi sur les hydrocarbures «nécessite de lancer un débat et lever l’opacité sur son contenu».

L. O. CH