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Pénétrante de l’autoroute Béjaïa - Ahnif

La dernière section coûtera 30 milliards de DA

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L’enveloppe financière nécessaire à la réalisation de la dernière section de la pénétrante de l’autoroute Béjaïa – Ahnif, allant de la commune
d’Oued Ghir au port de Béjaïa (PK 11 au PK 0), est estimée à 30 milliards de dinars.

C’est ce qu’a indiqué, dernièrement, le Directeur des travaux publics de la wilaya de Béjaïa. Pour rappel, l’entreprise chinoise (CRCC) a présenté, lors d’une rencontre tenue au siège de la wilaya, au début de l’année en cours, une étude technique de cette dernière section comportant, au total, cinq variantes ou possibilités de réaliser cette dizaine de kilomètres de la pénétrante autoroutière, qui relie le port béjaoui à l’autoroute Est-Ouest sur un linéaire global de 100 km.

Le wali, des responsables de la CRCC, réalisatrice du projet, le DG de l’Agence nationale des autoroutes (ANA) et des directeurs de l’exécutif concernés par ce projet étaient présents à cette rencontre.

La troisième variante a été choisie au terme de l’exposé présenté par le bureau d’études de l’entreprise chinoise. «La variante choisie présente plusieurs avantages. D’abord, elle permettra d’éviter les zones inondables, situées sur le tronçon de l’Oued Soummam. Elle minimisera aussi les expropriations et assurera la stabilité des ouvrages, car l’on prévoit de réaliser 06 kilomètres en viaducs», a expliqué le DTP de Béjaïa.

L’autre avantage de cette variante consiste en la préservation des terres agricoles. «Avec cette variante, plusieurs hectares de terres agricoles seront épargnés et préservés», a-t-on souligné. Il est vrai que l’inconvénient avec cette variante reste le budget très élevé que nécessite sa réalisation. Toutefois, le coût d’entretien de la pénétrante avec ce choix est réduit, a-t-on affirmé.

À noter que le bureau d’études de l’entreprise chinoise (CRCC) a pris en considération, au cours de la réalisation de son étude sur cette dernière section (PK 11 au PK 0) de la pénétrante autoroutière, deux éléments essentiels, à savoir les crues de l’oued Soummam et la nature des sols situés au bord de cette rivière.

À cet effet, les travaux qui seront engagés, suivant la variante choisie, porteront sur la transformation des sections de la plate-forme en ouvrages d’art, en plus du traitement du sol avec CB et drains. Ce choix offre, selon les explications fournies par les responsables de la CRCC, une meilleure stabilité de l’autoroute et un temps de consolidation minimisé.

Par ailleurs, les quatre autres variantes ont été écartées à cause, respectivement, du risque d’érosion des remblais et des plateformes, du temps de consolidation élevé, de l’instabilité éventuelle de l’autoroute et de l’entretien coûteux et continu.

Ainsi, le groupe sino-algérien (CRCC-SAPTA) attend que les pouvoirs centraux approuvent le budget demandé pour arrêter la date du début des travaux de cette dernière section de la pénétrante autoroutière.
B. S.