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BÉJAÏA - Projet des 1 000 logements AADL

La distribution suspendue à l’ouverture… du CET

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Le directeur du logement de la wilaya de Béjaïa a annoncé, dernièrement, la distribution, éventuellement au mois de juin, de 1 000 logements de type AADL, érigés sur le site Ighzer Ouzarif, relevant de la commune d’Oued Ghir.

Néanmoins, ce responsable subordonne la remise des clés aux bénéficiaires au parachèvement préalable des VRD et au règlement du problème de la décharge communale, située à proximité de ce site. «Nous avons reçu la première tranche pour prendre en charge le financement des travaux des VRD.

Le ministre (de l’Habitat, ndlr) effectuera dans les jours qui viennent une visite de travail dans la région pour nous accorder la deuxième tranche. Donc, le problème de l’argent ne se pose pas. Seulement, il faut trouver une solution au problème de la décharge communale sise à proximité de ce site», a-t-il indiqué.

Si la question du raccordement à l’électricité et au réseau du gaz naturel semble résolue, du moins théoriquement, après que le ministre de l’Énergie, M. Guitouni, en visite la semaine dernière dans la wilaya de Béjaïa, a ordonné de raccorder ces logements à partir de la commune d’El-Kseur, celle de la décharge municipale, en revanche, reste posée avec acuité.

En effet, le maire d’Oued Ghir, Yacine Ramdani, a affirmé que sa commune n’a pas encore trouvé l’endroit adéquat pour le déversement des ordures ménagères. «Pour le moment, nous continuerons à déverser les déchets ménagers collectés à travers les villages de notre commune au niveau de cette décharge.

Elle ne sera pas fermée», a-t-il souligné. L’édile communal rejette la balle dans le camp des autorités de wilaya. «Si le CET de Sidi Boudrahem avait été réalisé et mis en service conformément aux normes requises, ce problème n’existerait pas aujourd’hui.

Lorsqu’il a été mis en exploitation avec précipitation, du temps du wali Zitouni, il y avait un problème d’écoulement des lixiviats, ce qui a poussé les citoyens des villages Hellil et Mellala à réclamer sa fermeture. Autrement, je ne pense pas que ces habitants s’opposeraient à un projet d’intérêt commun», a déclaré M. Ramdani.

Cette déclaration remet sur la table le dossier du CET Sidi Boudrahem, dont la fermeture a été décidée par la ministre de l’Environnement, Fatma-Zohra Zerouati, lors de sa visite dans la wilaya, en juin 2018. «Le CET de Sidi Boudrahem, après vérification et constatation, ne répond à aucune norme, d’où l’impératif de sa fermeture définitive (…). Il n’y aura plus de CET à Oued Ghir !

Parallèlement, nous nous emploieront à explorer et à trouver d’autres solutions de substitution», avait déclaré Mme la ministre sur le site de ce CET, non sans susciter une vive polémique. En effet, cette décision a pris au dépourvu les autorités locales et les élus de l’APC de Béjaïa, qui s’apprêtaient à lancer un EPIC de wilaya pour la gestion des déchets ménagers.

Une année après sa fermeture, aucune solution «de substitution» n’a été trouvée, hormis la réouverture de la décharge de Boulimat. Par ailleurs, le P/APC d’Oued Ghir insiste sur l’impératif de régler au plus vite ce problème de CET, avant de penser à la remise des clés aux bénéficiaires des logements construits sur le site Ighzer Ouzarif, où il est prévu la réalisation d’un total de 16 000 unités.«Aujourd’hui, la commune d’Oued Ghir produit 40 tonnes de déchets par jour.

Avec la distribution des logements du site Ighzer Ouzarif, on passera à 120 tonnes/j. Or, l’APC d’Oued Ghir ne renferme que 190 ouvriers. Nous avons besoin d’en recruter 1 000 autres et l’acquisition de beaucoup d’autres moyens matériels, à moins qu’il y ait un autre découpage administratif et que la nouvelle ville devienne une commune à part», a fait savoir le maire d’Oued Ghir, lors de son intervention, avant-hier, à l’émission «Le développement dans les communes» de la radio Soummam.

Dans un autre chapitre, M. Ramdani a déploré «le manque de coordination» entre les différents services intervenants dans le projet de réalisation de la nouvelle ville de Béjaïa. «Je pense qu’il y a un manque flagrant de coordination entre la DUC, l’OPGI, la DLEP et les autres services impliqués dans ce chantier. Il faut l’installation d’un directeur général de ce projet pour qu’il y ait synergie entre les intervenants», a-t-il plaidé.

B. S.