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Bouira

La DSA table sur plus de huit millions de litres

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Le potentiel oléicole de la wilaya de Bouira est estimé à un peu plus de 37.400 hectares dont 29.000 hectares d’oliviers en production. C’est ce qu’a affirmé Djoudi Ganoune, premier responsable de la Direction des services agricoles (DSA) de la wilaya, tout en mettant en exergue la plantation annuelle de 400 ha d’oliviers dans la cadre du Fonds national du renouveau rural.

Possédant 211 huileries, dont celles modernes, mais aussi des pressoirs traditionnels et 88 super-presses, Bouira se distingue, ces jours-ci, par une certaine effervescence qui s’est emparée des agriculteurs, lesquels nettoient les oliveraies dans le cadre du lancement prochain de la campagne oléicole. «Le coup d’envoi officiel de la campagne oléicole sera donné à partir de la semaine prochaine par la Direction des services agricoles, la Chambre d’agriculture et certains de ses partenaires, avec un chantier de démonstration et une huilerie qui devra être fonctionnelle sur les lieux, afin de marquer l’événement», a indiqué le directeur de la DSA.

Pour ce qui est des estimations de rendement, il affirme : «Vu l’état végétatif et la production d’olives, nous aurons une moyenne de 23 quintaux à l’hectare. Pour ce qui est de l’huile, avec le retour ces derniers jours des pluies, il y aura une forte teneur en huile dans les grains. Nous pouvons dire que nous aurons environ 20 à 22 l par quintal trituré, selon certaines régions. Ce qui donnera un peu plus de huit millions de litres d’huile d’olive qui seront produits à travers le territoire de la wilaya, cette année.» Le même responsable s’est, par ailleurs, félicité de l’absence de la mouche de l’olive, qui embarrasse chaque année les oléiculteurs.

Le premier responsable de la DSA de Bouira a, en outre, informé qu’une large campagne de sensibilisation et d’information sera lancée, en direction des oléifacteurs et des agriculteurs sous forme de journées portes ouvertes sur site, où il leur sera expliqué les meilleurs moyens pour récolter l’olive. «La récolte doit s’effectuer lorsque le grain est de couleur violette pour obtenir une meilleure huile. Il faut éviter d’abîmer les olives, car c’est en les blessant qu’intervient l’oxydation. Pour les moyens de stockage, nous insistons sur l’interdiction d’utiliser les sacs en plastique et de privilégier plutôt les caisses aérées. Quant au gaulage, nous demandons d’éradiquer cette méthode, en lui préférant celle manuelle pour cueillir le grain.

Les fruits ainsi récoltés ne doivent pas être stockés plus de 24h dans les huileries, afin d’obtenir une huile de qualité exempte d’acidité», explique le directeur. Ces méthodes, une fois appliquées, se sont avérées rentables. D’autre part, il faut noter que deux oléifacteurs de la région de M’Chedallah ont été primés pour leur huile d’olive extra-vierge. «Le conditionnement de l’huile est également un aspect non négligeable pour répondre aux normes sanitaires internationales. Dans ce sens, cette année, certaines personnes ont loué des vergers oléicoles pour effectuer eux-mêmes la récolte et destiner l’huile ainsi pressée dans les meilleurs conditions à l’exportation», se félicite Djoudi Ganoune.

Hafidh Bessaoudi