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TIZI OUZOU - Grève illimitée à l’ADE

La fin du durcissement ?

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Les travailleurs de l’unité de Tizi Ouzou de l’Algérienne des eaux ont décidé, avant-hier, lors de leur assemblée générale, de reprendre le travail à partir de demain dimanche.

Néanmoins, les travailleurs ont maintenu leur mouvement de grève qu’ils observeront, désormais, deux jours par semaine jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

«Nous avons décidé à l’unanimité lors de l’assemblée générale de jeudi de reprendre le travail et de rouvrir les caisses à partir de dimanche, mais nous allons maintenir notre protestation par des grèves cycliques à raison de deux jours par semaine», a indiqué un cadre de cette entreprise publique.

«Ceci est un geste de bonne foi de la part des travailleurs dans l’optique de maintenir ce service public et surtout éviter à l’unité de Tizi Ouzou de sombrer dans des problèmes inextricables. Cependant, nous maintenons toujours nos revendications et demandons aux responsables compétents de prendre les mesures efficientes pour résoudre les problèmes dans lesquels pataugent les travailleurs et l’unité de Tizi Ouzou», a appuyé le même responsable.

Pour rappel, les fonctionnaires et les ouvriers de l’ADE avaient entamé leur mouvement de protestation par des grèves cycliques au mois de septembre dernier. Octobre passé, ils avaient durci le ton en passant à une grève illimitée, qui a duré plusieurs semaines. En décembre, les protestataires avaient décidé de reprendre le travail, mais comme rien ne se dessinait à l’horizon concernant leurs doléances, ils ont finalement reconduit leur mouvement de grève illimitée. Avant-hier jeudi, ils sont donc revenus à de meilleurs sentiments en convenant de la reprise du service avec des débrayages cycliques.

Face à cette situation, une question se pose : à quand une issue définitive à ce bras de fer qui perdure et menace l’existence de l’ADE, dont les problèmes sont multiples et durent depuis plusieurs années ? A rappeler que les salariés de l’Algérienne des eaux réclament, notamment, la révision de la grille des salaires et soulèvent d’autres doléances relatives «aux mauvaises conditions de travail et au manque de moyens».

A signaler que le salaire moyen des ouvriers de l’ADE ne dépasse pas 30 000 DA, voire beaucoup moins pour certains, pour des prestations qu’ils jugent «ardues et difficiles».
Hocine T.