Accueil Évènement L’Algérie, les religions et les cultures

Point du jour

L’Algérie, les religions et les cultures

194

Par S Aït Hamouda
L’Algérie est un pays multi religieux par son histoire et tient à le redevenir, bien que l’Islam soit la religion majoritaire. La religion, la spiritualité sont pour les Algériens une constante à ne pas contraindre faute de quoi, il vous arrivera des ennuis. Ce qu’avait dit dernièrement le ministre du Tourisme à Tibhirine, dans la wilaya de Médéa, c’est sûrement une déclaration mûrement réfléchie, venant d’un membre du gouvernement actuel, combien même…

Le religieux est ce qu’a l’individu de plus important, voire de plus valorisant envers Dieu. Mais chez nous, ne cherchons pas à tergiverser, puisque le touriste s’en fou de notre croyance. Cependant, que voulons-nous de plus que notre identité, de notre spiritualité qu’elle soit musulmane, chrétienne ou juive, si ce n’est la sublimation de la divine par l’extraction de notre intimité voulue ou pas. Il s’avère que la religion quelle qu’elle soit rétablie l’homme dans son humanité, qu’elle le corrige dans ses travers et qu’elle le règle dans ses faux pas, à ceci près qu’il vienne à se soumettre au dictat de ce qu’il prend ou ce qu’il croit au plus profond de lui-même.

À Tibhirine, à Notre Dame de l’Atlas, où on a connu des tragédies innommables et des faits humains de grandes portées, que le ministre, sans les citer mais qu’il a quand même essayé de leur rendre l’hommage qu’ils méritent. Nous arrivons à comprendre que la culture, les religions, les traditions du bassin méditerranéen sont un tout, quoiqu’on dise, rassembleur, avec toutes différences.

Ce qui semble diviser, séparer, morceler les peuples, les unit dans leurs distinctions. Il nous semble, malgré les dissemblances qui nous fragmentent, qu’il y a là un sujet à débat. Ce qui nous rassemble ce n’est pas les religions mais la culture. Il est temps, a estimé le ministre, «de programmer des circuits touristiques à vocation cultuelle en mesure de mettre en avant la richesse de notre patrimoine et offrir, ainsi, un produit nouveau pour les touristes».

Bien dit ! Mais la chose qui nous met au diapason des pays civilisés est celle qui nous rend notre mémoire saine et aussi sainte sans avoir besoin d’être béatifiée par qui que ce soit.
S. A. H.