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Point du jeudi

Le «hirak», la gauche et la droite, là est la question

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L’impasse qui contraint le pays à rester dans l’expectative se prolonge dangereusement. Et puis ça plait à certains de voir l’Algérie patiner. Ce qui convient, à certains, mais pas à tous, de concevoir le territoire comme on conçoit «le polygone» en dehors de toute logique, et de toute problématique consubstantielle au «hirak» nonobstant la réalité présente, les problèmes qui minent le pays sont nombreux.

Dès lors que chacun a ses solutions toutes faites, cependant, elles ne plaisent pas à tout le monde, pour la simple raison qu’elles ne comprennent pas la justice sociale, au diapason de l’entendement général, ou du moins la majorité du peuple algérien. Cela veut dire que pour la quasi majorité des Algériens, il n’y a pas lieu de tergiverser sur la consistance du social, il y a lieu de surtout respecter la conduite nationale comme cela a été pris depuis l’indépendance de l’Algérie. Il n’y a pas de raison de revenir en arrière ou d’avancer des arguments qui sont essentiellement en porte-à faux par rapport aux revendications de la population dès l’indépendance du pays.

L’essentiel de ces desideratas se fondent, sans discussion, sans débats, sur une base incontestable, de respect du peuple. Dans ses droits, dans ses devoirs et dans ce qu’il attend de son État. Il est sûrement crucial qu’en la demeure, on lui rende justice, pour ce qu’il a enduré, subi durant la colonisation. Ceci écrit, il y a des raisons de s’interroger sur les arguments qu’imposent certains partis quant aux demandes de la foule, soit elles sont en contradiction, soit elles veulent autre chose, c’est-à-dire le capitalisme radical, auquel cas mettre le peuple dans une situation de paupérisation pire que celle qu’il a vécue.

Qu’importe ce que demandent les formations politiques, en l’occurrence de gauche et de droite, si l’essentiel est dans la prise en charge des revendications populaires. On se lamenterait moins si au moins nos requêtes étaient prises en compte par ceux qui cherchent à gouverner, sans trop de projets, sans initiatives et sans prospectives dans le temps et l’espace. Ce qui amène le peuple, le «hirak» et tous ceux qui font de l’entrisme à se contredire pour la forme et pour l’avenir du pays.
S. A. H.