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Le peuple seul maître

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Par S Ait Hamouda

La désintégration de l’État se retrouve dans la déliquescence du pouvoir et la perte de ses ressorts. C’est à celui qui saura maîtriser la donne actuelle et l’accompagner dans ses soubresauts que reviendra le droit de diriger l’Algérie. Ce qui présente aujourd’hui, après le 8e vendredi, est on ne peut plus dangereux, oppresser des marches pacifiques est offensant pour les marcheurs qui ne sont une menace pour personne.

Dès lors, pourquoi testent-ils la violence ? Croient-ils faire peur aux manifestants ? Nulle crainte pour les batteurs de pavé dans le calme, nulle frayeur parce qu’ils sont dans leur droit et tout le monde le reconnait. Nonobstant les agressions, le lacrymogène, les balles en caoutchouc et tutti quanti, rien n’ébranlera la volonté d’un peuple.

Ni la mort, ni rien d’autre, parce que ces compatriotes rien ne pourra les dévier de leur combat. Tout simplement, il est juste et au diapason de ce qu’ils espèrent, les Algériens. Justement, les opérations montées de toutes pièces par des mercenaires pris dans le tout venant de repris de justice, de voyous et de ceux qui n’ont aucun scrupule pour leurs mères, sœurs, femmes, cousines, de surcroit accompagnées de leurs enfants.

C’est ce qu’on appelle «la hogra». Elle prend racine dans le terreau de leurs habitudes irrespectueuses de la tradition où on a appris à avoir du respect pour ses aînés, pour les femmes et les enfants. Ce qui va amener le peuple et ses services de l’ordre à s’affronter sans scrupule, sans hésitations, autrement dit, à installer l’instabilité et le doute dans le pays. Lorsque l’Algérie traverse ces phases, qui pourrait parier le moindre «sordi» pour une douteuse accalmie pas évidente du tout ?

Ce qu’on prophétise et ce qu’on devine entre les lignes est au-delà de ce qu’on voit sur le terrain. Le présent est porteur d’espoir, porteur de bons présages, malgré tout, malgré les affres, malgré les coups qu’ils nous donnent. Le peuple leur dit, on a parlé et vous avez entendu, donc ce n’est pas la peine d’occuper, avec vos armes, la rue. On est maître de la rue, on est maître du pays.

S. A. H.