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SOCIAL - Le syndicat compte exposer ses revendications après la présidentielle

Le SNAPAP annonce une trêve

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Le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), a remis sur la table, hier, ses revendications, notamment la revalorisation des salaires et l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs. Le syndicat qui s’est impliqué dès le début dans la contestation sociale populaire contre le système en place, compte exposer les revendications socioprofessionnelles des travailleurs juste après les présidentielles.

S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue hier au niveau de son siège national, le secrétaire national chargé de l’information au sein du syndicat, El-Ayachi Ben El-Mili, a fait savoir que face à la situation politique qui prévaut en l’Algérie, son syndicat exposera ses revendications «légitimes» juste après les présidentielles afin, dit-il, «de préserver la stabilité du pays». Ce syndicaliste a dénoncé «l’attitude des pouvoirs publics» qui continuent, selon lui, «d’ignorer nos revendications». «La raison pour laquelle nous avons décidé de réitérer nos revendications pour défendre les intérêts des fonctionnaires qui n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins», a-t-il encore indiqué.

Il a, en outre, rappelé que la revendication principale du SNAPAP concerne la revalorisation des salaires et l’augmentation du Smig de 18 000 DA à 30 000 DA, ainsi que l’augmentation de la valeur du point indiciaire de 45 DA à 80 DA. Le SNAPAP demande également l’application du décret exécutif nº 05-09 du 8 janvier 2005 relatif aux commissions paritaires et aux préposés à l’hygiène et à la sécurité. «Ces commissions n’existent pratiquement pas au niveau de nos établissements et même si elles existent, ces dernières ne sont pas actives», déplore le conférencier.

«L’octroi de la prime de sud, la révision du statut particulier des travailleurs, l’abrogation définitive de l’article 87 bis de la loi, le maintien de la retraite proportionnelle et de la retraite sans condition d’âge», figurent également dans la plate-forme de cette entité syndicale. Pour El-Ayachi Ben El-Mili, la loi sur la retraite actuelle ne travaille pas la politique de l’emploi en Algérie et n’aide pas à absorber le chômage au milieu des jeunes. «Comment peut-on maintenir un travailleur dans son poste jusqu’à l’âge de 60 ans, alors que des millions de jeunes souffrent du chômage», s’est-il interrogé. Le SNAPAP réclament également une augmentation des allocations familiales à 1 500 DA sur chaque enfant, ainsi que la prime de la femme au foyer à 3 000 DA.

Ce syndicaliste a dénoncé aussi «la répression exercée sur les libertés syndicales». Le syndicat en question n’a pas manqué, en outre, de réitérer son appui et son soutien aux revendications légitimes portées par la voix du peuple. Tout en appelant le peuple à se mobiliser autour de l’armée nationale populaire (ANP), qui a su, selon l’interlocuteur, maintenir la stabilité et la sécurité du pays, le SNAPAP rejette toutes ingérences étrangères dans les affaires internes de l’Algérie.

L. O. CH