Accueil Évènement «L’eau et l’environnement, des problèmes qui nous empoisonnent la vie»

MOUSSA ABBOU, maire de Tigzirt

«L’eau et l’environnement, des problèmes qui nous empoisonnent la vie»

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«Je remercie M. le P/APW et sa délégation qui l’a accompagné pour ces visites consacrées à notre commune. Nous avons vu les projets et les points cruciaux dont le siège de la commune qui avance à un bon rythme, nous sommes d’ailleurs à un taux d’avancement appréciable. Nous avons choisi d’occuper progressivement le siège, à chaque fois qu’un étage est finalisé nous l’occupons. Pour le théâtre de verdure que nous essayons de réaliser avec le peu de moyens que nous avons, le P/APW vient de nous accorder une nouvelle subvention de 05 millions de dinars, c’est une bouffée d’oxygène. Concernant la plage de Tassalast mise à mal par les intempéries, les subventions ne nous sont parvenues que récemment, nous essayons d’améliorer la cadence des travaux. La plage est en partie opérationnelle et les travaux se poursuivent. Notre problème numéro un c’est bien l’alimentation en eau. La station de dessalement n’est pas opérationnelle à cent pour cent, chaque année on nous chante la même chanson. Les directeurs se succèdent et le problème persiste, c’est toujours le manque d’eau, c’est un désagrément quotidien, ce qui fait fuir même les estivants et les touristes. Nous avons aussi un problème d’environnement, la décharge sauvage au centre de la ville, c’est cauchemardesque. Une décharge qui sera automatiquement fermée une fois les logements réceptionnés. Nous avons essayé de la bricoler pour éviter les départs de feu et empêcher les émanations mais ça reste du bricolage».

Rachid Ghedouchi, directeur du tourisme
«3 millions d’estivants depuis le début de la saison»

«Concernant les hôtels publics, nous sommes arrivés à la phase finale. Lala Khedidja, Baloua et le Bracelet d’argent, nous allons les réceptionner en septembre. Le taux d’avancement des travaux à travers ces trois hôtels est de 85%. Les équipements sont disponibles. Concernant l’hôtel Amraoua, le chantier est renforcé à hauteur de 100 ouvriers. Le point noir c’est l’hôtel Tamgout, il y avait une entreprise italienne et un bureau d’études, nous avons résilié avec eux. Nous avons choisi une autre entreprise et un nouveau bureau d’études qui vont reprendre le travail au mois de septembre. Pour Tala Guilef, le restaurant d’altitude et l’extension de l’hôtel, nous allons les réceptionner d’ici la fin de l’année. Pour les quatre infrastructures restantes, ce sera au cours de l’année 2020. Nous allons aussi réceptionner pas moins de 12 infrastructures relevant du privé durant cette saison estivale, d’une capacité de 1200 lits. A présent, nous avons 33 établissements d’une capacité de 1800 lits. Nous allons donc atteindre 3000 lits mais il faut encore travailler car la demande reste encore forte. Le nombre d’estivants depuis le début de la saison est de l’ordre de 3 millions. D’ici la fin de la saison, nous atteindrons 10 millions d’estivants».

Smaïl Rabhi, directeur des travaux publics
«Tout sera réparé avant la saison hivernale»

«Il y a deux volets concernant les dégâts des intempéries de novembre 2018. D’abord, la plage Tassalast est prise en charge. Nous intervenons avec nos ouvriers pour aider et nettoyer, nous avons fait tout un travail qui a permis justement l’ouverture de la saison estivale. Parallèlement, la mairie a engagé quelques opérations dans le cadre des PCD pour réparer tous les dégâts causés par les intempéries. Le second volet concerne l’ouvrage sur la même plage, une étude va être lancée pour sa réalisation. Il y a d’autres petites opérations dans le cadre du programme “intempéries”. On est en phase de lancement des procédures. Nous espérons terminer tout le travail avant la saison hivernale. Il y a eu d’autres dégâts et des besoins exprimés après les intempéries de novembre, les fiches techniques sont transmises aux autorités compétentes pour leur prise en charge financière».

Mokrane Djouder, directeur de l’hydraulique
«30% de nos problèmes sont dus aux chutes de tension»

«Concernant les dégâts causés par les intempéries il y en a eu plusieurs notamment à Tigzirt. Il y a eu des dégâts autour de la station d’épuration qui a été mise hors service jusqu’au mois de mai dernier. Nous avons eu une subvention de 61 milliards de centimes pour réparer l’ensemble des dégâts à travers toute la wilaya. Nous avons consacré 38 milliards pour les réseaux d’assainissement, 15 milliards pour les curages d’oueds et de talwegs et 8 milliards pour réparer les traversées d’oued. On refait aussi la conduite MTI (la chaîne Makouda-Tigzirt et Iflissen). Autrefois, cette chaine était emportée à chaque hiver, à présent, nous avons fait des ouvrages pour préserver ces conduites. Nous avons aussi la même opération pour la chaine Elkahra et Sidi Namane. Pour les réseaux d’assainissement, on a fait 20 lots, les entreprises sont choisies. Là où il y a urgence, on n’est intervenus. Concernant les curages, nous n’avons pas encore tranché, on va essayer de nous rattraper pour terminer les travaux avant l’hiver. Concernant la station de dessalement, l’entreprise est sur place mais elle n’a réparé que partiellement, il y a du matériel qu’il faut acquérir. A présent, on arrive à faire 600m3/jour et on alimente la ville basse. Les chutes de tension ont été à l’origine d’une panne que nous avons réparée par embobinage. Nous avons des problèmes à cause des chutes de tension, cela nous cause des pannes, ces perturbations s’ajoutent à la forte demande qui génère des tensions. 30% des problèmes sont liés à l’électricité, il y a aussi la faiblesse des moyens de l’ADE, les piquages illicites et en l’absence de compteurs, le gaspillage s’accentue. Toute notre eau est pompée donc a besoin d’énergie électrique. Toutefois, nous sommes sur le terrain et on suit la situation de près. Le transfert d’eau de Tichihaf vers Bouzeguène, nous enregistrons des contraintes liées à des oppositions notamment sur le territoire de la wilaya de Bejaia. Un des réservoirs n’a pas encore vu le jour, il y a une entreprise défaillante au niveau du réservoir principal. Nous continuons de travailler avec la collaboration de la coordination des comités de villages de Bouzeguène que nous remercions».
Propos recueillis par H. T.