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Tizi-Ouzou

Les avocats, hier, de nouveau dans la rue

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Plusieurs centaines d’avocats ont battu le pavé, hier, à travers les principales artères de la ville des Genêts. Vers 11 heures, la procession des robes noires s’est ébranlée à partir du mémorial des martyrs de la Révolution, en face de l’ancienne gare routière, pour se diriger vers le centre-ville.

Les marcheurs, venus de plusieurs communes de la wilaya, arboraient les couleurs nationales et amazighes et brandissaient des banderoles et pancartes sur lesquelles on pouvait lire des slogans, devenus classiques, hostiles au pouvoir en place, tels «Pour une rupture radicale avec le système», «Les avocats aux côtés du peuple», «La volonté populaire est non négociable», «Nous marcherons jusqu’à ce que le système tombe dans sa totalité», «Oui pour l’ouverture des dossiers de la corruption» ou encore «Non à Bensalah, système dégage».

Les marcheurs ont sillonné les artères principales de la capitale du Djurdjura, faisant plusieurs des haltes à différents carrefours et ronds-points de la ville, ne cessant de crier leur colère et exigeant le départ du système dans son intégralité. Devant la Cour de justice, les robes noires ont observé un important rassemblement, reprenant d’une seule voix des slogans hostiles au pouvoir.

Un des avocats marcheurs nous dira : «Il est nécessaire de maintenir la mobilisation et la pression d’une manière pacifique sur le pouvoir en place, afin qu’il libère enfin le pays et passe le flambeau au peuple. Nous exigeons un changement radical du système. Le peuple veut reprendre son destin en main». Une avocate interviendra à son tour : «Nous sommes là pour dénoncer le replâtrage et le remake du système.

Nous disons non à Bensalah, non à Bédoui,… Nous demandons le départ du système et de tous ses symboles. Face à ce déni du droit, des libertés et des textes de la République, nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre notre combat pacifiquement pour arriver à instaurer une république démocratique et un Etat de droit». Les robes noires se sont ensuite dispersées dans le calme, promettant néanmoins de revenir au cas où le pouvoir persistait dans son entêtement et dans son refus de respecter la volonté du peuple.

Hocine T.