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PRÉSIDENTIELLE- Au deuxième jour de la campagne électorale

Les candidats mettent le cap sur le Sud

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Le candidat Abdelmadjid Tebboune s’est rendu, hier, à Adrar pour sa première rencontre avec la population. Annoncé par plusieurs médias dans cette wilaya pour la veille, pour l’ouverture officielle de la campagne pour la présidentielle du 12 décembre prochain, finalement ce n’est qu’hier qu’il a pris l’avion pour le sud après un passage matinal chez nos confrères de la Radio Chaine 3 où il fut l’invité de la rédaction. Les cinq autres candidats étaient eux déjà sur le terrain dès le premier jour du lancement de la campagne.

Ali Benflis, qui semble bien armé de ses expériences électorales, continue lui d’attirer les projecteurs plus que les autres, puisqu’en dépit de la difficile mission, il continue de sillonner les wilayas du nord du pays. Bien qu’il ait été chahuté à Tlemcen dimanche, Benflis est allé hier à la rencontre de ses soutiens à Souk Ahras, dans l’Est du pays où il a animé un meeting populaire dans une salle remplie. Abdelkader Bengrina, pris à partie par des Algérois à la Grande-poste où il a donné le coup de starter à sa campagne, est allé, hier, à Blida, ville natal de son père spirituel, feu Mahfoud Nahnah, fondateur du parti MSP (ancien MSI ou HAMAS).

Il est à rappeler que Bengrina a fait son école politique au sein du parti de Nahnah, avant de fonder son propre parti, Mouvement El-Bina, après qu’il eut été viré du MSP. Cette fois, le chef d’El-Bina a choisi de discourir dans la salle Mohamed Baâziz vers laquelle ses partisans ont afflué de partout pour la remplir. C’est surtout pour des raisons de sécurité et de marketing politique que le staff de la campagne de l’ancien ministre du Tourisme a opté pour un meeting fermé, explique-t-on. La wilaya d’Aïn Defla a été la deuxième destination du président du Front El-Mostaqbal, le candidat Abdelaziz Belaïd, pour rencontrer ses partisans et soutiens.

La veille, le candidat Belaïd a provoqué une vive polémique, après la diffusion de photos le montrant près de la tombe d’un Saint dans une zaouïa d’Adrar, entouré de quelques membres de ce siège d’une des confréries religieuses basées dans la Soaura. Et c’est à propos de cette visite d’un lieu de religion que se sont manifestées les critiques de ceux qui ont alerté sur la violation d’une des clauses de la charte d’éthique électorale, signée samedi par l’ensemble des candidats, leur interdisant l’usage des symboles religieux dans leur propagande électoraliste.

Hier, le porte-parole de l’ANIE, Ali Draâ, est sorti du silence pour expliquer que le candidat Belaïd n’a pas outrepassé les causes de la charte, expliquant qu’ «il n’est pas défendu aux candidats de visiter les mosquées et les zaouïas». Azzedine Mihoubi, qui lui s’est permis une journée répit pour hier, avait mis en avant, la veille à Adrar, l’importance de participer massivement à l’échéance prochaine, estimant que ce scrutin est la seule voie susceptible d’éviter à l’Algérie « une impasse constitutionnelle fatale ».

« Si une partie des Algériens ne voit pas en la Présidentielle une solution, la majorité d’entre eux demeure consciente qu’il n’y a de solution pour l’Algérie qu’à travers des élections », a tenu à préciser M. Mihoubi lors d’un premier meeting dans le cadre de la campagne électorale. A ce propos, il a mis l’accent sur l’impératif de « consacrer la volonté du peuple à choisir un président légitime de manière régulière, propre et démocratique permettant à l’Algérie de se repositionner en tant qu’un Etat d’institutions intégral, voire un Etat avec un président en mesure de discuter de toutes les questions ».

Amar A.