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Un musée, une école de musique, lancement d’une bourse d’études…

Les projets de la Fondation Matoub Lounès

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«En plus de la réalisation du musée et d’une école de musique Matoub Lounès, nous projetons le financement d’une bourse d’études», a déclaré Malika Matoub, hier, lors d’une conférence animée au petit théâtre de la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

Lors de cette conférence, la présidente de la Fondation Matoub Lounès, qui n’est autre que la sœur du défunt chanteur, est revenue longuement sur le bilan de la structure qu’elle préside depuis sa création jusqu’au jour d’aujourd’hui.

«Dès le départ, nous avons fixé des objectifs. Il s’agit, entre autres, de faire la lumière sur l’assassinat de Lounès, de préserver son patrimoine matériel et immatériel, de l’édition de ses œuvres et la création du prix de la résistance», dira en substance la sœur du rebelle, avant d’aborder le projet ayant trait au musée Matoub Lounès, qui fait «polémique», actuellement, sur les réseaux sociaux.

«La création du musée Matoub Lounès n’est pas seulement le souhait de la fondation, mais un vœu de toute la région. La décision a été entérinée lors d’une assemblée générale qui a eu lieu au village Taourirt», précise Malika Matoub, et d’ajouter : «Contrairement aux rumeurs qui alimentent la toile et qui laissent entendre que la maison du Rebelle sera récupérée par l’État, je dirai que le musée Matoub Lounès est un musée privé mais construit sur un terrain qui appartient à l’éducation nationale et qui a été attribué (3 salles de classe) par le président de la République lui-même».

Selon le responsable du projet et qui est également membre de la fondation, «l’étude est finalisée à 90%». En plus de la réalisation de ce musée et d’une école de musique à la périphérie de la ville de Tizi-Ouzou, la fondation financera une bourse d’études à partir de l’année prochaine. «Le choix du candidat sera étudié au moment opportun», précisera Malika Matoub.

À une question relative aux biens du Rebelle, précisément à l’héritage, l’oratrice est catégorique : «Les biens de Matoub resteront ses biens. Sa maison est un lieu de pèlerinage pour tout le monde». Enfin, la fondation attend toujours la réouverture de l’enquête pour introduire «un dossier ficelé dont une expertise d’un bureau étranger», révèle-t-elle.

F. M.