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Tadmaït

Les robinets à sec depuis huit jours

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Le problème de la pénurie d’eau potable ne cesse d’irriter les habitants de la cité Akbou située à 2 km à l’ouest du chef-lieu communal de Tadmaït (à 18 km à l’ouest de Tizi-Ouzou).

En effet, les robinets des foyers de cette cité sont à sec depuis plus d’une semaine, a-ton appris sur place. Malgré le fait que les services concernés aient mis en service, durant le mois de Ramadhan écoulé, un nouveau forage pour alimenter cette bourgade, le problème persiste, a-ton appris. Selon les témoignages recueillis sur place, cette situation perdure depuis plus de dix ans, où des coupures d’eau récurrentes interviennent rendant le quotidien de ces citoyens des plus difficiles.

D’ailleurs, c’est un véritable cri de détresse qui est lancé par la population. D’après les mêmes habitants, cela fait plus de huit jours que l’eau n’a pas coulé de leurs robinets, raison pour laquelle ils se sont plaints aux responsables locaux, ceux de l’ADE et de l’hydraulique, pour leur trouver une solution, en vain, car rien pour eux n’a changé. «Nous ne pouvons plus supporter cette situation. Nous avons sollicité à maintes reprises les responsables de l’APC, en vain. Nous faisons face à ce problème depuis de longues années, notamment en été, où la population locale est contrainte d’acheter des citernes coûtant 1 500 DA ou de parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau», se plaint l’un des habitants de la région.

Et d’ajouter : «Pour mettre un terme à cette situation lamentable, des responsables de l’hydraulique nous ont proposé, la semaine dernière, lors d’une réunion à leur siège de Draâ Ben Khedda, de prendre en charge financièrement l’achat d’une conduite en PEHD. Leurs services procéderont par la suite à l’installation de la canalisation et au raccordement aux foyers.» C’est le même constat au niveau des villages limitrophes, comme Ichakalène, Adla, Thala Benamane et Aït Chelmoune, où les habitants trouvent du mal à s’approvisionner en eau potable, selon Tarik, l’un des représentants de ces villages.

Ce dernier dira dans ce sens : «Après moult mouvements de protestations observés par la population pour faire entendre sa voix auprès des instances locales, en les incitant à trouver une solution à cette pénurie, rien n’a été fait à ce jour.» Ce qu’il considère comme du «mépris» à l’égard des habitants. Et de poursuivre : «Nous appelons les responsables à mettre fin à ce sempiternel problème.»

Dans le cas contraire, la population menace de durcir le ton et d’organiser d’autres protestations. A signaler, enfin, qu’un château d’eau a été réalisé au lieu-dit Ighil Amar depuis plus de cinq mais son raccordement et sa mise en service tardent à voir le jour, a-t-on appris.
Rachid Aissiou