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BOUIRA - Journée d’étude sur l’oléiculture

«L’huile d’olive, une autre alternative de sécurité alimentaire»

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La Chambre d’agriculture de la wilaya de Bouira a organisé, hier matin, une journée d’étude sur l’oléiculture au niveau de son siège, avec une exposition de produits agricoles. «Nous avons organisé cet événement à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation et la Journée nationale de la vulgarisation agricole. Nous avons choisi le thème ‘’Agir pour l’avenir, une alimentation saine pour un monde = faim zéro’’ en y rajoutant ‘’L’huile d’olive, une autre alternative de sécurité alimentaire’’, car la wilaya de Bouira est une région a forte potentialité oléicole et l’huile d’olive est un produit essentiel, pour ne pas dire vital dans le mode de vie», indiquera Yasmine Yahiaoui, cadre à la Chambre d’agriculture.

Deux intervenants de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (ENSA) se sont exprimés devant les agriculteurs présents. Dans son intervention, le docteur Sihem Tellah, enseignante-chercheur, a dressé un tableau de l’oléiculture algérienne en mettant en exergue les maladies et ravageurs sur les produits oléicoles, tandis que le docteur Benalia Haddad s’est exprimé sur l’influence des stades de maturité sur la qualité de l’huile de la variété Chemlal. Docteur Tellah estime que l’oléiculture est un axe très important en Algérie, en abordant les facteurs influençant la production d’huile d’olive particulièrement dans la région de Bouira : «Nous voulons recueillir un maximum d’informations auprès des agriculteurs pour voir les problèmes auxquels vous êtes confrontés dans la région.

Nous avons des projets de recherches nationaux et internationaux avec des axes bien précis. Nous devons trouver des solutions qui ne se trouvent pas uniquement en laboratoire car vous, agriculteurs, êtes le facteur clé d’où votre participation qui est nécessaire», indiquera-t-elle. Ainsi, il a été mis l’accent sur les maladies rencontrées au niveau de la région, les insectes et les ravageurs tels la mouche de l’olivier en premier lieu et les maladies cryptogamiques, en préconisant certains traitements à appliquer en cas de contamination lors d’apparition de verticilliose. Les intervenants ont ainsi pu donner des recommandations ainsi que des perspectives pour le développement de ce secteur permettant de redynamiser l’économie, de créer de l’emploi.

Parmi les présents, Samir Gani, directeur de publication de ‘L’olivier Magazine’, magazine spécialisé dans l’oléiculture, mais également organisateur du Salon international de l’huile d’olive, du concours national Apulée de l’huile d’olive. Pour M. Gani, il est impératif d’accompagner les opérateurs oléicoles: «À notre niveau, nous essayons d’orienter les oléiculteurs pour avoir une meilleure qualité de l’huile d’olive qui peut être concurrentielle avec les huiles à l’internationale. Nous sommes, certes, dans l’autosuffisance en matière d’huile d’olive et je dirais même que nous avons un surplus et c’est pour cela qu’il est souhaitable de se diriger vers l’export, toutefois, il y a un travail de longue haleine à effectuer pour améliorer la qualité de notre huile avant de pouvoir la placer sur le marché international», estime M. Gani.

Hafidh Bessaoudi