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TIZI-OUZOU - Alimentation en eau potable

«L’intérieur» réglera les dettes des APC

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Région montagneuse caractérisée par un relief accidenté, Tizi-Ouzou est l’une des wilayas les plus peuplées avec une moyenne de 400 habitants/km².

Ses reliefs sévèrement accidentés par endroits et sa densité démographique importante posent des contraintes dans la production, l’acheminement et la distribution de l’eau potable. Il faut également préciser que la mauvaise gestion de la ressource et le manque de moyens humains et matériels aggravent la pénurie.

Il se trouve même qu’en cette période hivernale, des localités ne disposent toujours pas de la ressource dans son robinet. La wilaya dispose, pourtant, du patrimoine hydrique le plus important au niveau national. Mais l’abondance de la ressource ne signifie pas toujours sa disponibilité dans les foyers. Le réseau d’adduction de Tizi-Ouzou s’étend sur 2 674 km et celui de distribution sur 3 168 km.

Il est aussi recensé 166 stations de pompage et 1 170 réservoirs d’une capacité de stockage de 369 085m3, ce qui représente 13% du patrimoine national. Huit cents pompes tournent 24 heures sur 24 avec des opérateurs qui se relaient pour entretenir les équipements. Les potentialités hydriques, toutes sources confondues, de la wilaya sont estimées à environ 1,1 milliard de m3. Sur ce volume, on arrive à mobiliser 224 millions de mètres cubes.

Les chiffres officiels indiquent que chaque habitant de la wilaya bénéficie de 1 65l m3/j. Mais sur le terrain, les disparités dans la distribution persistent. Au niveau de certaines agglomérations et villages, l’eau est disponible en H24. Mais dans d’autres localités, cette denrée ne coule des robinets qu’un jour sur trois, voire moins. Présentement, la situation tendrait à s’améliorer avec le programme d’urgence, d’un montant de 2 milliards de dinars, portant sur la réfection de plusieurs chaînes et stations de refoulement, la réfection des réseaux vétustes et surtout la réalisation du grand transfert d’eau à partir du barrage Tichy Haf.

Avec en sus l’engagement du ministère de l’Intérieur à payer les dettes des communes, qui s’élèvent à quelque 510 millions de dinars, et l’affectation de plus de personnel au profit de l’algérienne des eaux de Tizi-Ouzou, la tendance est annonciatrice d’une situation meilleure. C’est du moins ce que souhaitent les populations locales qui vivent, en hiver comme en été, au rythme du stress hydrique, plus accentué en saison estivale.

Hocine T.