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Manœuvres aux normes INSARAG

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Le premier regroupement national au profit des officiers chargés de la communication s’est déroulé, hier, au siège de la Protection civile de Bouira.

Les officiers ont présenté les bilans des seize wilayas du Centre et du Sud du pays, en exposant le programme d’action en matière de communication et d’information pour l’année 2020. Pour le capitaine Nassim Bernaoui c’est devenu une tradition pour la direction de la prévention et la sous direction des statistiques et de l’information d’organiser chaque année un regroupement des chargés de communication. «Il y a plusieurs objectifs fixés pour ce regroupement mais la nouveauté cette année c’est que les chargés de communication devront présenter tout d’abord leurs bilans d’activités durant l’année écoulée 2019, ainsi que la présentation de leurs plans d’action, de sensibilisation et de communication pour l’année 2020 afin d’être approuvés ou revus et enrichis. Cela permettra aux différentes wilayas présentes de faire un échange d’expérience en la matière. Les chargés de communication prendront part à des ateliers concernant les multimédias et beaucoup plus les réseaux sociaux afin d’interagir et d’élaborer différentes techniques de communication préventive afin de pouvoir émettre cette culture de prévention à travers la presse et les citoyens», estime le capitaine Bernaoui. Ainsi, cette rencontre a été
l’occasion pour les chargés de communication de renforcer leurs connaissances et savoirfaire dans le domaine de la gestion de l’information préventive tout en exploitant de manière efficiente et rationnelle les différents outils et instruments de communications disponibles.

Exercices d’entraînement au profit des détachements de renforts à El-Esnam

En parallèle au regroupement national des chargés de communication de la Protection civile, la wilaya de Bouira, plus précisément la localité d’El Esnam, a abrité un exercice et des manœuvres concernant le déploiement des détachements de renforts aux premières interventions. C’était là une occasion pour les chargés de communication d’être présents sur le terrain et de voir le
déroulement de ces exercices ainsi que la prise en charge de communication et de couverture médiatique. Ces détachements de renforts interviennent en premier lieu dans le cadre de l’exercice annuel de la direction générale de la Protection civile ainsi que suite aux instructions de Monsieur le Directeur Général de la Protection civile suite au séisme qui a touché la wilaya de Jijel, plus précisément la région d’El Aouana au cours de la semaine écoulée.

Selon le colonel Farouk Achour, directeur de l’information et des statistiques de la Protection civile, il s’agit là d’une force d’intervention réactionnelle qui permet d’assurer toutes sortes d’opérations de secours. «Lors du séisme de Jijel, les informations émanant du centre d’information opérationnelle indiquaient que le tremblement de terre n’avait fort heureusement fait aucun dégât matériel ou de pertes humaines. Le fait d’être déjà en état d’alerte, nous a permis d’évaluer le degré de préparation et de rapidité d’intervention. Suite à cela, nous avons mis en œuvre deux exercices, un à Batna avec huit détachements et l’autre aujourd’hui (lundi) à Bouira toujours avec huit détachements. Les wilayas de Bouira, Tipaza, Blida, Alger, Médéa, Boumerdès, Tizi Ouzou, Djelfa sont en pleine manœuvre à El-Esnam, tandis que le deuxième exercice concerne les wilayas de Batna, Sétif, Mila, Béjaïa, Constantine, Bordj Bou Arreridj, Oum El Bouagui et Skikda qui sont regroupées à Batna.

Le Colonel Farouk Achour souligne que ces exercices ont plusieurs objectifs, à savoir tester en premier lieu le degré de réponse des détachements, mettre en exercice les différentes équipes spécialisées ainsi que d’échanger des expériences et mettre en valeur toute la technicité acquise lors des sessions de formations spécialisées. «Ce sont également des entraînements pour ces détachements de renfort qui englobent toutes les technicités avec lieu de départ, le moment de départ, la durée de la réquisition ainsi que l’intervention opérationnelle spécifique en elle-même. Il sera procédé à une évaluation à la fin de ces entraînements qui vont durer quatre jours. Il faut souligner que les détachements de Bouira ainsi que celui de Médéa sont entrés en vigueur pour s’aligner sur les normes onusiennes et l’on a commencé par le travail administratif qui sera suivi par le volet formation ainsi que l’acquisition de matériel nécessaire. Ces deux détachements suivront le détachement de renfort de l’unité nationale.

Avec l’évolution technologique, nous sommes dans l’obligation de la suivre avec de nouveaux équipements qui sont mis en service et avec de nouveaux exercices pour avoir la capacité d’interopérabilité», déclare le colonel Farouk. Par ailleurs et concernant l’utilisation de nouvelles technologies lors des opérations de secours, le colonel Farouk Achour confiera qu’il y a une réflexion sur l’introduction de drones pour les interventions de recherches. «Nous sommes en train de faire une étude technique sur l’utilisation des drones et par la suite si elle aboutit de manière positive nous penserons à mettre en place une réglementation adéquate en espérant que ces appareils feront partie de l’équipement technique standard des unités d’intervention. Nous avons déjà expérimenté les drones pour vérifier leur efficacité opérationnelle, dans quel cas les utiliser, ou les utiliser car le survol des zones de recherche par les drones ne peut se faire que si les conditions climatiques le permettent. Ils pourront être utilisés lorsque la météo le permet», espère le colonel Farouk.
Hafidh Bessaoudi