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Ça a marché à Béjaïa aussi

«Mazalagh d’Imazighen»

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Deux marches distinctes ont été organisées, hier, dans les rues de la ville de Béjaïa pour commémorer le Printemps berbère de 80 et le Printemps noir de 2001, auxquelles ont pris part des milliers de personnes. La première manifestation de rue s’est ébranlée de la maison de la culture vers la place de la liberté de la presse Saïd Mekbel. Tout au long de leur itinéraire, les manifestants, tout en agitant des drapeaux amazighs, ont lancé à gorges déployées des slogans fustigeant le pouvoir en place.

«Ulac ulac, ulac smah ulac», «Pouvoir assassin», «Assa Azekka tamazight tella tella», «Mazalagh d imazighen», «Corrigez l’histoire l’Algérie n’est pas arabe» étaient autant de slogans repris à tue-tête par les manifestants. En tête du cortège, quelques manifestants ont déployé une banderole géante sur laquelle figuraient les portraits des 128 martyrs du printemps noir. Pour leur part, des militants du mouvement autonomiste ont également défilé dans les rues du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, à l’occasion du double anniversaire du Printemps berbère 1980 et du Printemps noir 2001 pour réitérer leur revendication.

Scindée en quatre carrés, la foule, qui s’est ébranlée du campus Targa Ouzemmour de l’université de Béjaïa jusqu’à la placette Saïd Mekbel, a repris en chœur des slogans scandés depuis avril 1980 par les militants de la cause amazighe. «Corrigez l’histoire, l’Algérie n’est pas arabe», «Assa azekka tamazight tella tella», scandait la foule. Les deux marches, signalons-le, se sont déroulées dans le calme. Par ailleurs, aucun dispositif sécuritaire n’a été déployé sur les itinéraires des deux marches. Des marches qui interviennent au lendemain du 9e vendredi de mobilisation citoyenne contre le système.

F. A. B.