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Alger

On a encore grondé «Système dégage !»

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Les étudiants ont été au rendez-vous, hier, pour leur 16e mardi de mobilisation, afin d’exiger le départ des figures du système. En effet, ils étaient des milliers d’universitaires à sortir dans la rue dans plusieurs wilayas du pays, pour réitérer leur engagement et attachement au mouvement populaire. A Alger, la rue a vibré pour la énième fois sous les slogans des étudiants de plusieurs facultés de la capitale, réclamant principalement un changement radical et le départ de tous les symboles du régime.

Les manifestants se sont, d’abord, rassemblés à la Place des martyrs avant d’entamer leur marche vers le centre-ville, en scandant des slogans hostiles au pouvoir en place : «Système dégage», «État civil et non pas militaire», «Algérie libre et démocratique», «le pouvoir est celui du peuple»…

Par la suite, ils ont tenu un rassemblement devant la Grande poste où ils ont longuement clamé le départ des figures du système, en affichant leur détermination à continuer la protestation jusqu’à la satisfaction des revendications du peuple. «Les étudiants sont conscients et ils resteront mobilisés», ont-ils affirmé. «On veut que tous les responsables impliqués dans des affaires de corruption soient poursuivis en justice», a lancé l’un d’eux.

Plusieurs pancartes ont été brandies par les manifestants et sur lesquelles ont pouvait, entre autres, lire : «Pas d’élections sans transition démocratique», «Libérez les prisonniers d’opinion», «Révisez la loi électorale»… A signaler que les éléments de la police, fortement déployés au niveau de la Grande poste, ont procédé à la fermeture du tunnel des Facultés ainsi que le boulevard Mohamed V. Les étudiants, qui en sont maintenant à leur 16e marche hebdomadaire, adhèrent massivement aux revendications du peuple, en organisant plusieurs actions de protestation et des grèves.

Ce qui a induit un retard considérable dans l’exécution du programme de l’année universitaire, qui a été d’ailleurs prolongée au 31 juillet prochain. «Il a été décidé de réviser le calendrier universitaire afin d’autoriser les universités qui accusent un retard dans l’avancement des programmes de prolonger l’année universitaire jusqu’au 31 juillet», avait déclaré le directeur de la formation au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Djamel Boukazata, précisant que «les activités pédagogiques ont été touchées directement, ce qui a créé des disparités dans l’exécution des programmes».

Samira Saïdj