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TRIBUNAL MILITAIRE - Il s’est ouvert hier à Blida

Procès en appel de Bouteflika, Toufik, Tartag et Hanoune

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Saïd Bouteflika, Mohamed Mediene, dit Toufik, Bachir Tartag et Louiza Hanoune se retrouvent de nouveau, depuis hier, devant le tribunal militaire de Blida pour leur procès en appel. Le successeur du général Toufik à la tête du DRS, Bachir Tartag, a refusé de se présenter à ce procès, comme au procès du 25 septembre dernier. «Bachir Tartag a refusé de se présenter à l’audience, alors que les trois autres accusés, Mohamed Mediene, Saïd Bouteflika et Louisa Hanoune ont répondu présents», selon les déclarations de Me Khaled Bourayou, avocat du général Toufik, faites à la presse en marge du procès.

Il est à noter que les représentants des médias présents devant le tribunal militaire ont été tenus à l’écart du procès. Me Bourayou a aussi indiqué que la séance du matin était consacrée à l’audition du général Toufik, interrogé en premier par le juge militaire. «Mon client a déclaré au tribunal être «celui qui a déclaré la guerre à la corruption», en chargeant ses services de l’ex-DRS d’investiguer sur des grosses affaires. La séance de l’après-midi, explique l’avocat, était consacrée à l’audition des deux autres coaccusés présents à la barre, Saïd Bouteflika et Louiza Hanoune en l’occurrence.

À rappeler que les quatre accusés étaient poursuivis pour «des faits commis dans une enceinte militaire qualifiés par la loi de crimes de complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité militaire et de complot contre l’autorité de l’État, faits prévus et réprimés respectivement par l’article 284 du Code de la justice militaire et les articles 77 et 78 du Code pénal». Au terme du procès du 25 septembre dernier, le tribunal militaire de Blida avait condamné les quatre accusés à quinze ans de réclusion criminelle. Saïd Bouteflika, Mohamed Mediène, Athmane Tartag avaient été arrêtés le 5 mai dernier tandis que Louisa Hanoune a été interpellée quatre jours plus tard. À noter également qu’un dispositif sécuritaire a été mis en place autour du tribunal militaire, ont rapporté plusieurs témoins sur place.

M. A. T.