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Béjaïa

Rassemblement de protestation des avocats et des juges

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Plusieurs dizaines d’avocats et de juges se sont rassemblés, hier, à l’intérieur de la cour de Béjaïa pour réitérer leur rejet du système. Prenant la parole, le bâtonnier de Béjaïa dira : «On ne veut pas de replâtrage. La Constitution actuelle est faite pour pérenniser le système», invitant ses pairs à être «à la hauteur des aspirations du peuple et à l’avant-garde de la lutte contre ce système».

Lui emboîtant le pas, un juge, désigné par la tutelle pour encadrer l’élection présidentielle, a révélé avoir «refusé» car, a-t-il ajouté, «l’intérêt de la nation requiert la mobilisation de tous». Estimant que « l’avenir de la nation est en jeu», l’intervenant a invité «les cadres du ministère de la Justice, les juges de la cour suprême et du Conseil de l’État à faire preuve de discernement», en se rangeant du côté du peuple. «Vous (cadres du ministère de la Justice et les juges de la cour suprême et du conseil d’État, ndlr) êtes appelés à prendre des décisions historiques», a-t-il lancé à l’adresse de ces derniers.

Il souligne : «Notre sortie aujourd’hui (ndlr, hier) n’est pas chose facile. Nous réclamons l’indépendance de la justice et la mise sur pied d’un conseil indépendant de la magistrature. Nous n’allons pas encadrer les élections si les choses restent en l’état. J’ai été invité le 15 avril courant à procéder a la révision des fichiers électoraux, mais j’ai refusé», a-t-il conclu. Les avocats de Béjaïa se déclarent également «prêts à défendre toute personne mobilisée dans le cadre du mouvement de contestation contre le système».

Les robes noires de Béjaïa, en grève de quatre jours, hier, aujourd’hui, dimanche et lundi prochains, projettent de battre le pavé, dimanche, pour réaffirmer leur rejet du système et réclamer le départ de toutes ses figures. Par ailleurs, des centaines de travailleurs communaux ont organisé, hier, une marche dans les rues du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, pour demander également le départ du système.

F. A. B.