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EDUCATION - Nouvel appel à la grève aujourd'hui du SNTE

Risque de paralysie dans les primaires

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Les établissements de l’enseignement primaire risquent d’être paralysés aujourd’hui par une énième grève. Une action de contestation, à laquelle a appelé le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), qui sera appuyée par des rassemblements de protestation au niveau des directions de l’éducation nationale à travers tout le territoire national. Aussi, cette entité syndicale prévoit un rassemblement national devant l’annexe du ministère de l’Éducation nationale, aux Annassers, pour réclamer la concrétisation des revendications socioprofessionnelles des PEP.

Ces derniers exigent, à travers ce mouvement de protestation, la modification de leur statut particulier de sorte à les reclasser au même grade de base que les enseignants du secondaire et du moyen. Les enseignants contestataires réclament également la diminution de leur volume horaire, chargé par rapport à leurs collègues du moyen et du secondaire. Le SNTE demande, en outre, l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa délivrance, en 2014, de même que le recrutement de superviseurs, afin d’assurer l’encadrement des élèves dans la cour et les cantines et permettre aux enseignants de se consacrer exclusivement à leurs tâches pédagogiques, ainsi que la réinstauration du système de spécialisation dans l’enseignement primaire, notamment pour l’éducation.

Ce syndicat demande, à ce propos, la création de nouveaux grades d’enseignants pour les matières scientifiques, littéraires et l’éducation physique (sport). Aussi, le SNTE insiste sur la révision des programmes pédagogiques, pour, notamment, alléger le poids des cartables, et la révision des calendriers des vacances et de la rentrée scolaires pour les régions du sud du pays. En plus des revendications citées plus haut, le SNTE demande la restitution du droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge, la régularisation de la situation des enseignants formés après le 3 juin 2012, afin de leur permettre de bénéficier des différentes promotions, la réouverture du dossier de médecine du travail et, enfin, l’ouverture de suffisamment de postes pour la promotion au grade d’enseignant principal et enseignant formateur.

L. O. CH.