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Campus de Tamda - Journée nationale de l’étudiant

Saïd Khelil en conférence

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A l’occasion du 63e anniversaire de la grève des étudiants algériens, le 19 Mai 1956, l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, la Faculté des sciences biologiques et des sciences agronomiques de Tamda, en collaboration avec l’association de wilaya Abane Ramdane «Pour la mémoire et l’histoire», organisent aujourd’hui, dimanche 19 mai, une journée de commémoration pour marquer cette date importante, et ce au niveau du pôle universitaire de Tamda.

Au programme, notamment une conférence que devrait animer Saïd Khelil, homme politique et ancien cadre du FFS. Les initiateurs de cette journée ont voulu marquer cette date très significative et inscrite dans les registres de l’histoire de notre pays, vu son apport à la Révolution nationale. Le 19 Mai 1956 est un virage à 360° dans l’histoire de notre pays, qui a donné un nouveau souffle au 1er Novembre 1954. Cette grève générale enclenchée par la section d’Alger de l’Union générale des étudiants musulmans (UGEMA) fut un appel de la nation, auquel les étudiants algériens avaient décidé de répondre sans hésitation.

Ils ont ainsi déserté les bancs des universités et des lycées pour rejoindre les rangs de l’ALN. A leurs yeux, ce sacrifice ultime pour la patrie était au-dessus de tout même de leur soif de savoir. Une action marquant le premier jalon dans le processus de soutien à la Révolution de 1954-1962. Dans ce sens, Meradji Hamid, président de l’association de wilaya Abane Ramdane «Pour la mémoire et l’histoire», dira : «Cette journée est très importante, car elle s’inscrit dans les objectifs de notre association, qui consistent à préserver la mémoire et à faire connaître l’histoire de notre pays.

Il faut souligner que cette grève avait été préparée par Amara Rachid et Abane Ramdane, lesquels ont entamé un travail avec les Médersiens privés d’Alger, au sein du MTLD dirigé par Gaid Tahar. Abane avait choisi les Médersiens volontairement pour rejoindre le maquis, notamment les Zones 3, 4 et 5. Abane disait : «Je préfère un étudiant que mille canons.» Nul doute qu’il connaissait l’importance et surtout le rôle des étudiants. Effectivement, les étudiants avaient donné, par leur action, un nouveau souffle à la Guerre de libération, qui avait besoin d’eux pour mener le pays à son but ultime, à savoir : l’indépendance».

M. Meradji conclura en disant «qu’une fois de plus, les étudiants algériens, dignes de leurs aînés, montrent aujourd’hui, à ne point douter, cet attachement à leur patrie, à laquelle ils ont répondu sans hésitation, notamment lors du «hirak» enclenché le 22 février de l’année en cours». A noter que Saïd Khellil, pharmacien biologiste et ancien membre du Mouvement culturel (MCB) 1980, reviendra, lors de cette rencontre, sur l’appel des étudiants à rallier les rangs de l’ALN, car l’action de ces derniers a été un coup d’éclat ayant dépassé les frontières du pays.

Youcef Ziad