Accueil Évènement Sit-in hier des magistrats et des avocats à Alger

À l’appel du Club des magistrats algériens

Sit-in hier des magistrats et des avocats à Alger

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Comme prévu, le rassemblement de protestation auquel a appelé le Club des magistrats algériens (CMA) a eu lieu, hier matin, devant le ministère de la Justice. En effet, des dizaines de juges et d’avocats ont répondu présents pour protester contre le système en place et réitérer leur adhésion au mouvement populaire. Brandissant l’emblème national et munis de pancartes, les magistrats et les robes noires exigent «l’indépendance de la justice, afin de garantir la consolidation d’un État de droit».

«Libérez la justice», «La justice libre et juste», «L’Algérie libre et démocratique», autant de slogans scandés par les manifestants. Un important dispositif des services de sécurité était dépêché tôt le matin pour dissuader les manifestants. Les services de sécurité ont bloquaient les accès au ministère de la Justice et tentaient de repousser les avocats et magistrats. Les juges ont, lors de ce rassemblement, réitéré leur décision de boycotter la prochaine élection présidentielle, prévue pour le 4 juillet.

Il y a lieu de rappeler que l’ordre des juges a annoncé, vendredi passé, le boycott des révisions exceptionnelles des listes électorales qui se dérouleront du 16 au 24 avril, suite à la convocation du corps électoral par le chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah. Des élections que les magistrats refusent d’encadrer étant donné, expliquent-ils, qu’elles sont «rejetées par le peuple».

Cette décision a été encore une fois réitérée par Merzougui Saâd-Eddine, juge d’instruction près la Cour de justice d’Oued Souf et porte-parole du syndicat, lors de ce rassemblement de protestation organisé conjointement avec l’Union nationale des ordres des avocats (UNOA) devant le ministère de la Justice à Alger. Selon Merzougui Saâd-Eddine, les magistrats ne comptent en aucun cas renoncer à leur revendication relative à «une justice indépendante». Il convient de rappeler, en outre, que plusieurs sit-in ont été organisés par les magistrats, les greffiers et les robes noires depuis le début des manifestations, pour exprimer leur solidarité avec le mouvement populaire.

L. O. CH