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Pince-sans-rire

Vendredi 21, le jour le plus long

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Par Ali boudjelil.
C’est le début de l’été qui met fin à la saison des rossignols et au temps des cerises. Nous marcherons longtemps en ce jour le plus long pour réitérer notre rêve modeste mais pas fou de redonner à notre cher pays ces droits arrachés, après bien des sacrifices, des mains, des cœurs et des neurones des envahisseurs de tous genres et des colons d’un autre genre.

La marche de demain sera donc grande en nombre et longue en minutes pour que le vaste pays qu’est l’Algérie soit encore plus adulé par son grand peuple. La marche sera encore plus ferme comme ses beaux slogans pour qu’un agent de l’ordre ou du désordre public n’ait plus à lever sa main sur un jeune qui ne veut plus continuer à fumer du thé pour rester éveillé (Hi Hakim, l’Étendard !) ou diriger son poing sur une jeune fille qui ne veut plus que son père lui cache la vérité.

L’Algérie n’est pas une table de poker et les poissons de sa mer ne se nourriront plus de la chair de ses enfants. Tout simplement parce que le merveilleux sourire de Larbi Ben M’hidi, auquel le para avait menotté les mains, veut dire tout le courage et la détermination de l’humble opprimé. Tout simplement parce que le regard de cette vieille mère venue marcher un certain vendredi de fin d’hiver avec un drapeau encore maculé du sang de son valeureux fils, martyr de la Révolution, mort pour que j’écrive aujourd’hui ces lignes, pour que des milliers de ses compatriotes deviennent des médecins et des cadres, veut dire que l’espoir est grand de voir l’Algérie recouvrer sa dignité, sa fierté et ses richesses.

Toutes les marches se sont déroulées dans une ambiance de fête, il en sera de même pour celle de demain. Tout simplement parce que le regard de ce peuple, qui vient de tourner une page de son Histoire sans la déchirer, est résolument porté sur l’avenir. Ceux à qui incombe la responsabilité d’exaucer ses vœux se doivent de lire et de relire les slogans brandis et de comprendre le sens profond irradié par l’osmose déployée par l’unisson du drapeau au croissant rouge et de l’emblème à la lettre Yaz. Tout simplement parce que «il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir».
A. B.