Les travailleurs du complexe industriel GAG-ORAC, spécialisé dans la production et la vente des aliments de bétail, sis au niveau de la commune d’Aïn Bessem à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, ont entamé la semaine dernière un mouvement de grève illimitée.
Les ouvriers grévistes qui ont refusé de rejoindre leurs postes se sont rassemblés au premier jour de leur débrayage devant l’entrée de l’entreprise, ont soulevé plusieurs revendications liées à leur cadre de travail. Ces derniers réclament, en effet, une révision à la hausse de la grille salariale de cette entreprise. Les grévistes estiment que l’actuelle grille des salaires est «dépassée et insignifiante» vis-à-vis des missions qu’ils assurent.
En plus de la revendication salariale, les travailleurs exigent aussi la titularisation de l’ensemble des ouvriers recrutés par le biais de contrats renouvelables chaque année car d’après eux, cette entreprise, et après avoir dépassé la période de restructuration, dispose d’une bonne santé financière et doit prendre en charge ses travailleurs : «Nous avons mare d’attendre notre recrutement dans des postes qu’on occupe depuis des années.
Les revendications légitimes des travailleurs doivent être satisfaites, surtout que l’entreprise dispose actuellement d’une bonne santé financière et enregistre des profits importants», a expliqué hier un syndicaliste de l’entreprise, en précisant que les grévistes sont déterminés à poursuivre leur action jusqu’à satisfaction de leurs revendications : «Nous réclamons nos droits légitimes, car nous avons beaucoup attendu et notre patience a été très longue.
Certains travailleurs contractuels sont toujours rémunérés à 18 000 DA alors qu’ils assurent convenablement leurs tâches. Les responsables de l’entreprise doivent réviser leurs politiques de gestion des effectifs, en commençant par titulariser dans des postes permanents les ouvriers contractuels, et aussi par revoir à la hausse la grille des salaires. Nous réclamons aussi l’introduction d’une prime de rendement et la réactivation de la commission des œuvres sociales, en plus de l’amélioration de nos conditions de travail», a-t-il aussi ajouté. À noter, enfin, que nos tentatives pour joindre les responsables de cette entreprise publique, notamment pour avoir leur version des faits, sont restées vaines.
Oussama K.

