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Des baptisations en attente

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Combien de dates historiques sont passées ? On ne pense plus comme avant à baptiser des édifices publics. Effectivement, ces dernières années, on ne voie plus de pareilles initiatives, notamment au profit des moudjahidine, des hommes de culture ou bien d’artistes. A Draâ El Mizan, certains établissements scolaires ne portent toujours pas de noms. Pourtant, selon des enfants de Chouhada et de Moudjahidine, ce ne sont pas les propositions qui manquent. Inauguré en 2000, le technicum de la ville n’est pas encore baptisé. Comme on peut citer des écoles primaires et bien d’autres lieux et rues.D’ailleurs, nombreuses sont les personnes qui n’arrivent pas à se situer quand ces dénominations viennent à manquer. Si cette situation régne à Draâ El Mizan (ville), cela ne veut pas dire que dans les villages et autres communes de la daïra tous les édifices sont baptisés. Un autre phénomène aussi commence à s’installer ces derniers temps, c’est la disparition de toutes les plaques portant les noms des rues déjà baptisées depuis des années. Il est temps pour les responsables concernés par ce volet de se pencher sur cette situation. Cette lenteur dans le traitement des dossiers proposés pour ce genre de baptisation soulève parfois le courroux au sein de “la famille” révolutionnaire authentique”. A quand donc la baptisation de tous ces lieux ? S’interrogent les personnes concernées.Pour un fils de chahid, “c’est le moindre hommage que l’on puisse rendre à tous ceux qui se sont sacrifiés pour libérer l’Algérie du joug colonial. Et ce ne sont pas des noms qui manquent, la daïra de Draâ El Mizan compte pas moins de trois mille martyrs”. Dans cet ordre d’idées, il y a lieu d’ajouter que le monument dédié aux colonels de l’ex-commune mixte de Draâ El Mizan : Krim Belkacem, Ali Mellah, Amar Ouamrane, Salah Zamoum et Slimane D’hiles (encore en vie) accuse tout de même un retard lorsque l’on se rappelle que la première pierre avait été posée le 5 juillet 1999. Il faudra rendre hommage à tous les martyrs pour qu’au moins les futures générations connaissent le combat de leurs aînés.

Amar Ouramdane