BENI DOUALA – Kidnappé et tué en 2013 – Hommage à Laceuk Ali

Comme chaque année, la famille Laceuk commémore la disparition de son fils Ali, lâchement assassiné. L’enfant originaire de Tala Khlil, dans la commune de Béni Douala, a laissé un grand vide dans toute la région. Pour cette année, et pour commémorer la disparition du jeune Ali Laceuk âgé de 24 ans au moment de son assassinat, un riche programme a été concocté dans son village natal et cela avec le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du défunt avec la présence d’une foule composée des membres de sa famille, d’amis et habitants de la daïra de Béni Douala, ainsi que de membres du tissu associatif de la région.

À cet effet et spécialement pour cette année, un mini tournoi à sa mémoire a été organisé et a vu la participation de toutes les catégories réparties selon le critère de l’âge afin de permettre à tous de prendre part à l’hommage qui s’est déroulé dans une ambiance empreinte de recueillement. Pour cela, la famille Laceuk ainsi que l’association culturelle Thala remercie l’ensemble des participants, des organisateurs et des présents à cette journée commémorative.

«Que notre cher Ali repose en paix et que le Tout-Puissant l’accueille en Son vaste paradis», conclut, les yeux embués et le visage défait, un membre de la famille du défunt au terme de la cérémonie de clôture ponctuée par la remise des médailles et trophées aux équipes gagnantes. Pour rappel, les faits de cette affaire, qui avait ému toute la région de Béni Douala, d’où Ali Laceuk est originaire, remontent au 22 février 2013, lorsque quatre individus ont enlevé le jeune Laceuk dans le but de demander une rançon à sa famille contre sa libération.

Son corps sera découvert plus tard dans la wilaya de Boumerdès. Après l’avoir égorgé, les sinistres criminels l’ont mis dans un sac puis jeté au fond d’un puits dans une ferme à Naciria. Selon le rapport médicolégal, le jeune Ali présentait des traces de violences physiques et de lacérations sur les bras faites par la corde avec laquelle il a été ligoté. Appréhendés puis déférés devant le tribunal criminel près la cour de justice de Tizi-Ouzou, les quatre auteurs de cet ignoble crime ont été jugés et condamnés à la peine capitale en deuxième instance pour enlèvement et assassinat.

Lyes Mechouek