L’orage qui a éclaté dans la nuit de mardi à mercredi dernier dans la région d’Ath Mansour a fait beaucoup d’heureux, surtout parmi les paysans, car les précipitations ont enregistré une bonne pluviosité. Une aubaine inespérée pour les fellahs de la région surtout pour les céréales, les maraîchages et l’arboriculture, qui ont besoin de beaucoup d’eau en cette période qui augure un été très chaud.
Cependant, les fortes précipitations enregistrées ont mis à nu certains projets réalisés dans la région, à l’instar de la trémie, sise à quelques encablures de la bourgade de Tihemamine, à la sortie-Est du chef-lieu d’Ath Mansour. En effet, cet ouvrage, qui a été construit dans le sillage de la réalisation de la pénétrante autoroutière Béjaïa-Ahnif, présente des imperfections et des défaillances, lesquelles en disent long sur les travaux qui ont été effectués. Effectivement, l’ouvrage en question a été livré sans être pourvu d’un système de drainage des eaux pluviales. Résultat : à chaque intempérie, les eaux pluviales y coulent en torrent, en dévalant d’une surélévation.
Après, des mares d’eau pluviales et une couche épaisse de boue se forment sur les accotements à la sortie de ce petit tunnel, en allant vers Tihemamine. Les larges flaques d’eau et la fange débordent sur la chaussée, gênant la circulation automobile au niveau de ce tronçon de 2 km, allant du village Ath-Bouali vers la bourgade de Tihemamine, en traversant le CV12. «C’est regrettable de voir la trémie de Tihemamine inondée à chaque pluie diluvienne. La pose des ouvrages de drainage des eaux n’a pas été effectuée par l’entreprise réalisatrice, ce qui provoque ces inondations», déplore un habitant de la localité.
Y. S.

