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Aïn El Hammam

Formation des agriculteurs

1977

L’association pour la promotion de l’agriculture de montagne (APAM-Tizi Ouzou) organise une formation au profit des agriculteurs de la région d’Ain El Hammam et des daïras avoisinantes, en collaboration avec l’institut de technologie moyen agricole spécialisé (ITMAS) de Boukhalfa. Ce stage qui n’est pas le dernier, nous disent ses organisateurs, fait partie d’un cycle qui comprend une série de journées de formation. Il sera animé par Mademoiselle Ait Naamane, enseignante à l’ITMAS et Monsieur Kaci B. de la DSA de Tizi Ouzou. Les deux animateurs traiteront, à cette occasion, des généralités sur l’arboriculture (olivier, cerisier, et figuier) , un segment de l’agriculture, si cher aux habitants des hautes montagnes. Nul doute que les conférences qui auront lieu, ce mercredi, à partir de neuf heures, draineront un auditoire important. Le nombre de places étant limité, nombreux sont ceux qui n’accéderont pas à la salle de l’ex CASAP. Signalons que, depuis sa création, l’APAM a toujours oeuvré pour la formaton des agriculteurs locaux en organisant des stages dans divers segments de l’agriculture. Des journées d’initiation à l’intention de jeunes agriculteurs des deux sexes, désirant s’investir dans l’apiculture, ont été organisées à plusieurs reprises. En plus des cours théoriques, en salle, les nouveaux éleveurs d’abeilles ont eu l’oppportunité de participer à des sorties sur le terrain dans des ruchers écoles pour se familiariser avec la profession . Par ailleurs, depuis que le nombre d’éleveurs de chèvres et de vaches laitières s’est accrû dans la région, l’APAM a initié un grand nombre d’entre eux à la formation de fromagers avec stage pratique dans une fromagerie. Lorsque les conditions le permettent, des formateurs français sont invités à faire profiter de leur expérience les jeunes de la région. C’est dire que même peu instruits, de nombreux paysans ont appris à exercer méthodiquement leur profession, dans leurs créneaux respectifs. Il faut, cependant, se rendre à l’évidence, que la formation à elle seule, ne suffit pas pour régénérer tout le patrimoine arboricole disparu dans la région, si les pouvoirs publics ne font pas l’effort nécessaire de mettre à la disposition des paysans des plans de cerisiers, d’oliviers et de figuiers que les incendies ravagent, chaque année, par centaines.

A. O. T.