Par DDK | 27 Septembre 2017 | 1055 lecture(s)

Tizi-Ouzou Rencontre d’experts en économie et commerce

Encourager les PME à l’export

Une rencontre ayant pour thème «Exportabilité, Excellence Opérationnelle et Innovation» a été assurée, avant-hier, par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Djurdjura (CCID), en partenariat avec le Club de l’Excellence Algex et la Caci (Chambre algérienne du commerce et d’industrie), à la Maison de la culture Mouloud Mammeri.

L’ouverture de la conférence a été faite en présence du SG de la Wilaya, du représentant du ministère du commerce, des responsables de la direction du commerce, des élus de l’APW et d’un appréciable public dont de nombreux curieux. Le thème d’exportation attire la curiosité des citoyens qui veulent en savoir un peu plus sur le commerce extérieur. Pour Ameziane Medjkouh, directeur de la CCID, «cette rencontre est très importante pour les PME Algériennes, notamment celles qui sont dans une situation critique». Les PME locales ou à l’échelle nationale se débattent dans les mêmes situations d’instabilité, étant la situation financière du pays n’est si reluisante. «Notre mission est de conseiller les jeunes promoteurs et les accompagner afin que ces PME/PMI puissent faire face à une compétition sur le marché intérieur et une ouverture économique sur le marché international», dira-t-il. Le directeur de la CCID croit savoir que «la contrainte économique du pays à provoquer un déclic dans l’analyse et sur la réflexion de nos managers. Ils se mettent désormais à revoir leurs stratégies managériales, et à penser à l’export. Sans les contraindre à aucune démarche qui puisse ne pas les arranger, notre rôle est de les orienter dans leurs démarches qui nous semblent à même d’êtres les plus idoine». S’agissant des exportations justement, M. Medjkouh ne cache pas son malaise étant «nous sommes toujours et éternellement sous la barre des deux milliards de dollars». Ce qui le laisse dire que «cet état de fait ressemble à s’y méprendre à un plafond de verre qui est placé au-dessus de l’économie algérienne !». À cet effet, il est indispensable, primordial et vital de penser aux exportations hors hydrocarbures : «Nos entreprises doivent faire un lien entre le marché intérieur et le marché international». Interrogé sur les produits susceptibles d’être exportés, il cite : «les détergents, les produits de l’agro-alimentaire, l’huile d’olive. Des associations qui innovent et souhaitent exporter des produits artisanaux qui touchent à tous les secteurs d’autant plus que nous avons des potentialités non négligeables au niveau de la wilaya et les portes sont ouvertes». De son coté, Mohand Achir, économiste, fera son analyse en révélant qu’«au niveau de la wilaya, nous relevons de nombreuses et diverses potentialités de PME, notamment dans l’agro-alimentaire tels que les produits laitiers et leurs transformations, malheureusement notre wilaya ne dispose pas encore de potentialités exportables, c’est-à-dire les moyens d’acheminement d’exportation». L’économiste propose, à ce sujet, des solutions avec la création d’une offre importante et la multiplication des PME. «Aujourd’hui, les pouvoirs publics prennent conscience de la nécessité absolue de la chose, peut-être tardivement, car la crise économique est là, la crise financière aussi. Nous sommes rattrapés par le temps et devons travailler en collaboration avec tous les partenaires soucieux afin de relever le défi», précisera-t-il. M. Rachid Guerbas, de l’association économique Espace promotion de l’investissement, précisera que «l’association à déjà entamée le travail depuis une année, sur des pépinières dans le domaine du textile et de sa transformation, notamment la robe kabyle. Un salon est prévu à cet effet et nous travaillerons afin de trouver des solutions pour améliorer et la qualité et les prix pour aboutir à une exportation et le comment gérer une entreprise». L’autre économiste à intervenir est M. Chenane qui croit savoir, de son coté, que «le problème réside dans la gouvernance. Et qu’il faut réunir tous les acteurs concernés pour adopter une stratégie basée sur la diversité de la spécificité locale.» Pour lui, un diagnostic est primordial selon les régions. Et que deux filières se présentent pour l’Algérie : les engrais et l’énergie solaire.

M.A.Tadjer

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