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AOKAS - défaillance des services d’entretien

Les citoyens se prennent en charge

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Sitôt créée, l’association socioculturelle de Laazib, dans la commune d’Aokas, a organisé, vendredi dernier, un volontariat de nettoyage de tout le quartier.

Le défrichage et l’incinération des ordures amassées en bord de route ont été les principales activités des bénévoles qui étaient tous armés du matériel nécessaire à la besogne. En effet, les ordures, jetées par ailleurs par tous les passants qui empruntent cette route intercommunale, jonchent le trottoir d’autant plus que, depuis la conception d’un nouveau programme de passage des éboueurs, nous a-t-on souligné, le camion de collecte d’ordures ne passe dans ce quartier que le dimanche matin. Donc, du dimanche après-midi au dimanche matin suivant, soit pendant une semaine, les ordures sont jetées pêle-mêle créant un tas nauséabond, source de moustiques, de présence de chiens, de rats et même de maladies qui peuvent, éventuellement, survenir. Comme par hasard, durant le même week-end, plusieurs associations avaient appelé à des actions de volontariat. C’est le cas de celle du quartier de Taremant, récemment créée elle aussi, qui a organisé son quatrième volontariat consistant, cette fois-ci, au reboisement. D’ailleurs, plus de 350 arbustes ont été plantés par les citoyens du village qui voulaient, par cet acte, remplacer leur forêt dévastée par les incendies criminels qui se multiplient notamment en période estivale. De même dans le quartier voisin d’Aliouen o&ugrave,; presque chaque week-end, on y organise un volontariat pour nettoyer les bords de routes et curer les caniveaux pour éviter la gadoue malgré que celle-ci est toujours présente du moment que la route n’a pas été aménagée depuis le dernier bitumage qui remonte à plusieurs années. Au quartier d’Akkar aussi, les habitants ont organisé plusieurs journées de volontariat rentrant dans le cadre de l’aménagement de leur cimetière et des différentes artères du village. Les mêmes actions sont entreprises dans la commune voisine de Tizi N’Berber. Avant-hier, dans le quartier de Medkour, côté bas, c’est-à-dire face au chemin de wilaya menant vers le chef-lieu communal, les habitants se sont attelés à l’aménagement des artères tout en curant les caniveaux. Quelque temps auparavant, c’étaient ceux des autres quartiers, tels que Tazrourt, Bourbîa, Taliouine et autres qui avaient organisé des journées de volontariat pour améliorer leurs conditions de cohabitation. Une nouvelle conception de la vie en société vient de naître en Kabylie. Les gens n’attendent plus les services étatiques pour entreprendre des actions d’amélioration de leurs conditions de vie.

A. Gana