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TIZI-OUZOU - Journée mondiale de la lutte contre la rage

4 500 personnes vaccinées en 2018

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La Journée mondiale de la lutte contre la rage, célébrée le 28 septembre de chaque année, est l’occasion d’informer et de sensibiliser la population à la prévention face au risque rabique.

«Chaque année, environ 120 000 cas de rage sont enregistrés en Algérie. Dans la wilaya de Tizi-Ouzou, quelque 4 500 personnes ont été vaccinées contre la rage du 1er janvier au 31 août dernier», a indiqué, hier, le responsable du service de la prévention de la direction de la santé de wilaya, à l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, coïncidant avec le 28 septembre, dédiée à la mémoire du savant français Louis Pasteur. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter depuis 2005, a-t-il fait remarquer, l’année qui a vu l’enregistrement de 5 000 cas, soit le double de la moyenne nationale qui est de 2500 cas. Le chiffre ne fait qu’augmenter depuis cette date, passant à 7 000 cas en 2014, précisera-t-il. Un constat alarmant dressé par ce responsable qui interpelle les services concernés afin d’éradiquer les dépotoirs à ciel ouvert recensés à travers la wilaya, qui constituent la cause principale de ce fléau. Une maladie à déclaration obligatoire, selon lui, provoquée par des morsures de carnivores enragés (chien, chat, rat), qui met en danger la vie du citoyen. Ce virus qui n’est pas détecté par le système immunitaire, se propage à partir du système périphérique vers le cerveau. Il est recommandé à la victime de désinfecter la plaie avec de l’eau et du savon et de la couvrir avec un bandage, avant de se rendre tout de suite à l’unité de santé la plus proche pour se faire vacciner», a expliqué le responsable du service de la prévention de la DSP. La wilaya dispose de seize unités de vaccinations antirabiques, à savoir le CHU de Tizi-Ouzou, les EPH, la polyclinique de la Nouvelle-ville, Ath Yenni, Yatafène, Azeffoun, Azazga. Chaque année, l’État débourse des sommes faramineuses pour l’achat du vaccin antirabique, dont le prix d’un coffret varie entre 6 000 et 10 000 DA, selon la gravité de la plaie. Les prestations de service viennent en deuxième position pour les autres pathologies alors qu’il suffit d’éradiquer ce fléau qui prend de l’ampleur, en éradiquant notamment les dépotoirs à ciel ouvert recensés à travers la wilaya, qui constituent la cause principale de cette maladie transmissible via les carnivores.

Nadia Rahab