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Statu quo à la cité CNL Merdj Ouamane

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Le cri d’alarme des habitants de la cité CNL située à Merdj Ouamane, dans la commune d’Amizour, n’a pas trouvé bonne écoute auprès des pouvoirs publics quant à la situation désastreuse de leur quartier qui manque de plusieurs commodités de base.

Après, en effet, une correspondance destinée au wali en date du 31 mai de l’année en cours, ces citoyens reviennent une seconde fois interpeller le même responsable en lui adressant une pétition signée par plus de 400 citoyens sur la situation et le “calvaire” qu’ils endurent quotidiennement par l’absence “de structure offrant un minimum de confort social”.

Les pétitionnaires ont mis en exergue les problèmes qui les préoccupent pour dénoncer le marasme de leur quotidien provenant du retard dans la prise de décisions permettant le développement et la sauvegarde du plus ancien lotissement en dégradation avancée.

Il s’agit d’abord de l’état des routes et ruelles “laissées en abondant jusqu’à ce qu’elles deviennent impraticables boueuses ou poussiéreuses, de l’absence de gaz de ville, surtout que la région est connue pour son froid glacial et son taux élevé d’humidité et avec comme priorités les établissements scolaires.

Les mécontents vont jusqu’à expliquer la faisabilité du projet de connexion par l’existence d’un gazoduc à 150 mètres de là.

La couverture sanitaire qui fait défaut, l’absence du ramassage scolaire et les surcharges des classes scolaires font aussi partie de la souffrance qu’endurent ces habitants de la cité CNL qui manque d’aires de jeu, de structures pour jeunes devenus la proie de l’oisiveté et de la délinquance. Les pétitionnaires rappellent au wali la nécessité de doter ce quartier délaissé d’infrastructures d’utilité publique, à savoir un poste de police, une antenne d’état civil et la modernisation de l’agence postale existante par une visionneuse.

Enfin, les rédacteurs de la requête souhaitent que leurs doléances soient prises en charge dans les meilleures délais afin d’éviter le recours à des actions de rue, une fois la colère arrivée à son comble.

Nadir Touati