Accueil Kabylie Les villageois de Sidi Rahmane ferment la décharge publique

Aomar A cause des désagréments dus à l’incinération

Les villageois de Sidi Rahmane ferment la décharge publique

1970

La population de Sidi Rahmane, un quartier de Aomar Lekdim, est montée au créneau ces derniers jours en bloquant la route conduisant à la décharge communale. Des tracteurs à benne affectés au ramassage d’ordures de Aomar, ont cessé de prendre la direction de la décharge de Sidi Rahmane. En effet, la population locale a refusé depuis environs un mois aux éboueurs de l’APC d’y accéder. Actuellement, les équipes de nettoyeurs exécutent le plus normalement du monde la tâche de collecte, aucun dépôt d’ordures ne traîne devant les portes des maisons, ou sur les trottoirs. Mais, une fois cette action terminée, raconte un résident, «les tracteurs tournent en rond faute de place où déverser les ordures». En plus du chef-lieu de commune d’Aomar, la localité de Madjen solliciterait également la décharge de Sidi Rahmane. Ce volume de détritus qui n’a pas d’endroit où atterrir pousse la personne du patelin à tirer la sonnette d’alarme : «Si cela persiste, les jets anarchiques referont surface». Abordés sur ce sujet, les habitants de Sidi Rahmane, disent qu’avant de passer à la décision extrême, ils se sont plaints des désagréments générés par la présence de la décharge au milieu des maisons notamment l’empêchement d’ouvrir portes et fenêtres pendant l’incinération, à cause de l’air pollué et irrespirable, et les débordements des ordures à d’autres espaces. Ils ont réagi de la sorte, car dès que commence l’incinération, la fumée monte au ciel pour former une épaisse couche de particules au-dessus des foyers. Une atmosphère, affirme un villageois proche de la décharge, «qui nous fait fuir vers nos demeures». La situation qui prévaut actuellement à Aomar est celle-ci : les habitants de Sidi Rahmoune qui ne décolèrent pas, empêchent toujours les éboueurs de se rendre à la décharge communale, et les tracteurs de l’APC ne trouvent nulle part sur le territoire de Aomar, où vider les bennes chargées et pleines à craquer.

A. Chérif