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Agouni Gueghrane

Appel à la solidarité pour Rayane

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Rayane Arkam, âgé de 11 printemps, était un bébé ‘’normal’’ à sa naissance. Il est entré à l’école à six ans comme tous les enfants. En 2017, une année avant l’examen de 5e, son destin a basculé, le jour maudit du 20 avril. Rayane n’arrivait plus à sortir de son lit. Une de ses jambes était paralysée.

Le cauchemar de l’enfant et sa famille commençait. Très vite, c’est sa deuxième jambe qui ne bougea plus. Rayane est cloué au lit. Le goitre et l’obésité viendront ensuite compliquer un peu plus sa vie. Sa scolarité est perturbée et les hospitalisations se succèdent, sans résultat. Son père confie : «Je suis un simple ouvrier dans une entreprise privée et j’ai trois enfants.

Mon fils Rayane a contracté la varicelle et des complications sont apparues au 5e jour de la maladie. Les médecins m’ont conseillé de le faire hospitaliser au chu de Tizi Ouzou. Rayane fut ensuite transféré au sanatorium pour des besoins de rééducation fonctionnelle. J’ai dû lui acheter des attelles jambières à raison de 200 000 DA, mais aucun résultat.

Mon fils ne sent plus son corps à partir de la ceinture et souffre aussi de goitre et d’obésité. Le Dr Brahimi, spécialiste en rééducation et en radiologie, nous a conseillé de le transférer à l’étranger sans perdre de temps. Pour le moment, aucune maladie précise n’a été diagnostiquée, J’ai dû le ramener à la maison puisque les médecins m’ont dit qu’ils n’avaient pas les moyens de le prendre en charge».

Il ajoutera : «Quand je ne travaille pas, je le dépose à l’école en le portant sur mon dos. Je n’ai aucun moyen. De plus, nous habitons au 3e étage. Sa mère doit chaque jour se rendre à son école à midi, pour lui changer ses couches devant ses amis de classe.

A présent, il refuse d’aller à l’école car il ne supporte plus le regard de ses copains». Le malheureux père lance un appel de désespoir : «Rayane a besoin d’une prise en charge médicale rapide à l’étranger, à l’hôpital Necker de Paris ou à l’hôpital Garchine, où il a des chances de guérison.

D’ici 3 mois, mon fils sera condamné. J’en appelle aux autorités locales et nationales et aux gens de bonne volonté de nous venir en aide». Le jeune Rayane quant à lui nous dira : «Je veux être comme avant, marcher, jouer, aller à l’école et retrouver mes camarades. Je voudrais pouvoir rejouer au ballon».

Hocine T.