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Ighram Suite à la détérioration de l’un des forages alimentant la localité

L’eau potable un jour sur trois

2002

La desserte d’eau potable dans la commune d’Ighram alterne le médiocre et le franchement dérisoire.

En effet, le volume de ce précieux liquide qui coule sobrement des robinets a presque toujours posé problème pour les villageois. Il faut dire, à la décharge des responsables de la collectivité locale, que l’équation a de quoi donner du fil à retordre. De l’aveu même du premier magistrat de la commune, les foyers ne sont alimentés qu’à raison d’un jour sur trois. Il y a quelques semaines, la situation était pire. «Par suite d’un affaissement, l’un des forages qui alimentaient le réseau public a été mis hors d’usage, ce qui a provoqué une rupture d’approvisionnement de l’eau», dira le P/APC. «Nous avons établi une fiche technique et nous l’avons transmise à la direction de l’hydraulique. Nous attendons l’intervention de cette instance pour remédier à la situation», souligne notre interlocuteur. «Actuellement, ajoute-t-il, nous avons mis en service l’autre forage, mais si d’aventure une panne venait à se produire, ça sera une catastrophe». Par ailleurs, le maire nous fera savoir que la réfection d’un segment de la conduite de refoulement, prise en charge sur deux tranches successives par les programmes sectoriels, a induit une légère amélioration de la desserte. Mais, c’était compter sans les caprices de Dame nature, dont le récent événement a quelque peu annihilé les efforts consentis. L’édile estime cependant qu’aucune perspective d’amélioration significative ne serait possible sans la réalisation d’une deuxième chaine de refoulement, pour desservir tout un versant de la circonscription, en proie au manque d’eau. «Le volet relatif à l’étude de ce projet a été ficelé depuis l’année 2009», rappelle l’édile d’Ighram, qui s’interroge jusqu’à quand ce dossier continuera de sommeiller dans les «catacombes» de l’administration.

N. Maouche