Accueil Bgayet Cap sur l’ouverture de pistes

Amalou L’opération a boosté l’agriculture

Cap sur l’ouverture de pistes

2412

Amalou est une commune enclavée de la wilaya de Béjaïa, manquant terriblement de terrains domaniaux pour l’implantation de projets industriels ou d’habitation qui procureraient de l’emploi pour les habitants. Un état de fait qui la pénalise à plus d’un titre dans son développement. Même si son territoire est d’un relief escarpé à 80%, l’agriculture de montagne est la seule économie de la commune qui procure aux populations des ressources, ce qui a emmené d’ailleurs les autorités locales à miser sur le développement de cette noble activité au grand bonheur des agriculteurs qui sont d’ailleurs les seuls agents économiques. Ainsi donc, les élus communaux ont décidé de faire bénéficier plusieurs villages, composant la municipalité de voies carrossables modernes. Plusieurs projets, d’ouvertures de pistes agricoles, ont été déjà réalisés et d’autres sont en voie de concrétisation, permettant aux populations rurales de se déplacer aisément vers leurs champs. La localité de Beni Djamhour, située à quatre kilomètres du chef-lieu de la commune a bénéficié de l’ouverture d’un nombre incalculable de pistes agricoles. Elle a vu aussi la chaussée de sa route retapée à neuf il y a deux ans. «Notre commune est peut être la seule dans la région à posséder un bulldozer, hérité de la défunte entreprise intercommunale de la daïra de Seddouk. Cette aubaine, nous l’exploitons à fond en procédant à des ouvertures de pistes dans les villages. Un procédé qui s’avère payant du fait que beaucoup de jeunes, grâce à ces pistes qui leur facilitent l’accès à leurs parcelles de terre, s’investissent dans le travail de la terre, en créant de petites exploitations agricoles, dans l’élevage, notamment l’apiculture. L’effectif des oliveraies a quadruplé ces dix dernières années par le système des greffages de plants d’oléastre et de plantations. L’olivier reste cet arbre choyé dans la région, l’huile étant un produit du terroir utilisé en gastronomie et pour ses effets thérapeutiques sur certaine maladies», nous déclara un élu. Les amateurs de la nature, de randonnées, pédestres, à vélos, en moto ou en voitures, bénéficient aussi de cette aubaine de mise en valeur de petites forêts que compte cette commune, puisque le programme prévoit plusieurs tracés de pistes donnant sur des sites paradisiaques. De nouvelles réalisations ou réfection de routes, qui permettront incontestablement de désenclaver de nombreux villages, sont incluses dans ce programme de création ou de modernisation des voies d’accès.
Deux routes ont bénéficié cette année d’une rénovation de leurs chaussées avec du bitume de type enrobé. Le premier projet concerne des travaux de réparation du chemin reliant Tighermine à Benidjemhour sur cinq kilomètres et le second projet concerne le rafistolage sur cinq kilomètres de la route reliant Beni Djaâd à Issaâdounen. Les autorités d’Amalou ont compris que le retour aux sources par la mise en valeur des terres agricoles ne peut se faire que par l’amélioration et la création de voies d’accès carrossables, qu’emprunteront les agriculteurs au lieu d’avoir encore recours aux mulets. Si chaque commune de la daïra ou de la région prenait exemple sur cette louable initiative prise par les autorités d’Amalou, nous verrions peut-être le retour des docks qui assuraient autrefois l’achat, le conditionnement et l’exportation des produits agricoles locaux (figue, huile d’olive, caroube…) vers la métropole, au temps de la colonisation.

L.Beddar