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Il abrite pas moins de sept services

Le bloc administratif étouffe

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Le bloc administratif du siège de la wilaya de Béjaïa, abritant pas moins de sept services importants, dont la trésorerie de la wilaya, est au bord de l’asphyxie. 

Les locaux sont insuffisants et loin d’être à la dimension du travail qui s’y effectue quotidiennement. Résultat : les conditions de travail sont plus qu’insupportables et ne cessent de se dégrader. Déjà rien qu’à l’entrée du bloc, la surcharge du parking est signe révélateur d’une autre surcharge à l’intérieur des différents services. Les véhicules sont casés au millimètre près et le garage se fait toujours au prix de mille difficultés. Certains fonctionnaires recourent au parking privé pour garer leurs voitures afin d’éviter un tas de désagréments. Certains services, à l’exemple de celui de l’ONTA (Office National des Terres Agricoles), sont à la recherche de locaux, depuis des années, pour pallier à l’exiguïté mais en vain. Créé en 2010, l’ONTA est un organisme chargé du recensement des terres agricoles sur le territoire de la wilaya. Il ne dispose, à ce jour, que de deux bureaux, totalisant à peine 35 m2, à l’intérieur desquels évoluent, pendant 8 heures, les 10 membres du staff. L’un des deux locaux sert de direction tandis que l’autre, un peu plus spacieux, fait office de salle de régie où s’effectue, quotidiennement, la traite de piles compactes de dossiers. A l’intérieur, il y’a quatre bureaux, dans lesquels les employées s’affairent à traiter des centaines de dossiers, posés à même le sol. Au problème de l’exiguïté il faut en rajouter le manque de moyens et commodités de travail, tel que la climatisation et le chauffage. Ces deux conditions, pourtant dispensables, ne sont pas assurées convenablement. «En hiver, on grelotte de froid. Les chauffages disponibles sont inefficaces. En été les vieux climatiseurs sont presque hors d’usage. Ils n’arrivent plus à tempérer l’atmosphère à l’intérieur des bureaux », déclare un employé. Pour le responsable de l’office, la situation est « insupportable ». « Nous avons beau essayé d’attirer l’attention les responsables sur cette situation, mais en vain. Depuis la création de notre cellule, nous n’avons cessé de saisir qui de droit pour l’octroi d’un nouveau local, mais rien ne nous est parvenu pour le moment. Cela fait trois ans que nous travaillons dans ces conditions déplorables et que nous cherchons un local, c’est trop ! », s’époumone le responsable. Ce que vivent les employés de l’ONTA est vérifiable au niveau de tous les autres services, à l’image de la chambre de commerce et de l’industrie, ou encore de la trésorerie de la wilaya. Les bureaux offrent l’aspect de boites de sardine où sont entassés des dizaines d’employés, dont la plupart sont embauchés par le biais des différents dispositifs d’insertion. « Je suis recrutée dans le cadre du pré emploi. Je travaille durement et dans des conditions très difficiles pour un maigre salaire, 15 000 DA par mois », fulmine une employée de la trésorerie. Beaucoup d’employés se demandent jusqu’à quand durera cette situation qui se répercute, bien évidemment, sur eux-mêmes et sur les citoyens, et ce,  par la dégradation de la qualité de service. En tout cas, si les employés du bloc administratif et ceux de la wilaya comptent sur le projet de la nouvelle cité administrative, que la wali a lancé en date du 21 mais 2012, il faut dire qu’ils ne sont pas près du bout du tunnel, car le projet n’a pris forme que sur maquette.      

M.H. Khodja