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Barbacha Les élèves et les automobilistes se plaignent

La route du lycée dégradée

2010

Alors que l’on est à quelques jours de l’examen du baccalauréat, les alentours du lycée Benyahia de Barbacha, centre d’examen, sont en dégradation particulière ces derniers jours. Les travaux de raccordement de la localité au gaz de ville, un projet en cours de réalisation, sont à l’origine de la détérioration de la chaussée, abimée et devenue presque impraticable par endroits, suite aux « plaies » béantes laissées après le traçage et la mise en place des conduits de gaz sur cette route qui mène vers le lycée, mais aussi vers les pavillons des urgences et maternité de la localité. Au passage des bus qui y transitent pour assurer le ramassage scolaire des lycéens, un nuage de poussière se forme au grand désarroi des élèves, qui dénoncent ces désagréments et interpellent les responsables locaux à y faire face. « La détérioration de cet axe que nous empruntons quotidiennement nous fait souffrir, vu la circulation difficile et surtout cette poussière qui s’y dégage. Les responsables concernés doivent faire quelque chose, ne serait-ce que le revêtement des endroits abimés, pour assurer un passage fluide et propre », clament quelques élèves rencontrés près de leur établissement. Mais, ce n’est pas seulement la chaussée qui s’est dégradée, puisque les alentours dudit lycée sont en nette dégradation, suite à la présence d’un dépôt d’ordures ménagères tout près de l’entrée de cet établissement, de surcroît centre d’examen du Bac. A ces ordures s’ajoutent d’autres déchets constitués principalement de cannetes de bière et autres bouteilles vides en verre qui jonchent le sol, juste devant la porte du lycée, sinon le long de la route qui y mène, devenue l’endroit idéal aux buveurs nocturnes de boissons alcoolisées, insoucieux de la propreté de ce lieu du savoir. Si, à l’intérieur des classes, on apprend les bonnes manières et surtout la protection de la santé et de l’environnement à ces jeunes lycéens, juste à leur sortie de l’école, ils découvrent le paradoxe : des déchets jetés en pleine nature, de chiens errants menaçants, de la poussière et surtout de la présence de ces bouteilles parfois à moitié pleines.

Il est attendu des responsables locaux d’y faire quelque chose avant le jour J, en engageant des opérations de nettoyage, ramassage des ordures et pourquoi pas remettre en l’état la chaussée. De leur côté les éléments de la gendarmerie, campés juste en face, doivent redoubler d’efforts pour assurer la sécurité de ce lieu éducatif.

Nadir Touati