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Ouzellaguen

La pénétrante autoroutière «ouverte» avant l’heure

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son ouverture officielle est annoncée, par les responsables de la direction des travaux publics de Bgayet, pour la fin de ce mois de septembre.

Le tronçon de la pénétrante autoroutière, compris entre l’échangeur d’Akbou et la RN74 (Seddouk), est investi par nombre d’automobilistes, qui s’y adonnent à cœur joie à l’excès de vitesse. Des voitures, des bus, des camions et autre bécanes, côtoient les engins de la SAPTA et de la CRCC, qui opèrent sur ce chantier. Les chassés croisés insolites et les dépassements dangereux sont quotidiens. En dépit du bon sens, ce tronçon autoroutier est devenu au fil des jours, le terrain de jeu favori pour les amateurs de sensations fortes et autres casse-cou, qui ne se font pas prier pour donner libre cours à leurs lubies, au mépris du danger. On risque gros de s’y hasarder, tant cette voie est devenue une sorte de zone de non droit. « Il est à se demander par quelle brèche tout ce beau monde s’est engouffré, pour rouler sur une infrastructure en chantier. Les pouvoirs publics n’auraient jamais du tolérer de telles pratiques qui ont déjà engendrés de dramatiques accidents », fustige un riverain. D’aucuns parmi les automobilistes interrogés, justifient ce crochet par l’autoroute par le souci de s’extraire de la quadrature du cercle que représente le trafic routier à hauteur de la ville d’Ighzer Amokrane. Un goulot d’étranglement qui pousse les usagers à trouver des échappatoires, en empruntant d’improbables itinéraires de contournement. « L’unique alternative pour éviter le piège des embouteillages est de transiter par la pénétrante, fut-elle en chantier. Je le fais souvent, tout en évitant de trop appuyer sur le champignon », confesse un transporteur de voyageur assurant la ligne Akbou-Bgayet. Il est à signaler qu’à une semaine de sa livraison annoncée, les travaux sur ce tronçon de la pénétrante, long d’environ 7 km, avancent à pas de tortue. Il en est ainsi de la pose des glissières de sécurité, des panneaux et de la signalisation horizontale. Quant aux ouvrages d’art, comme le viaduc de Takariets et le tunnel de Sidi Aïch, il y a loin de la coupe aux lèvres.

N. Maouche